Investisseur recherche stabilité politique

©Debby Termonia

Le baromètre EY contient une mise en garde.

La Belgique dans le top-5 des destinations européennes les plus prisées par les investisseurs étrangers, c’est un constat rassurant. Notre pays est une économie ouverte et dépend étroitement des capitaux extérieurs pour assurer son développement et sa prospérité. Si la Belgique a pu se maintenir à un tel niveau ces dernières années, elle le doit en partie au moins à des mesures parfois impopulaires prises par le gouvernement Michel pour restaurer la compétitivité fiscale et salariale. Nous en cueillons aujourd’hui les fruits.

Mais qu’en sera-t-il demain ? Le Covid marquera sans aucun doute un coup d’arrêt brutal à cette dynamique prometteuse. D’après EY, neuf entreprises sur dix en Europe prévoient de diminuer, reporter ou supprimer leurs projets d’investissement. Et parmi les projets déjà mis en chantier en 2019, 25% seront retardés et 10% annulés.

Pour autant qu’on arrive un jour à bout de ce satané virus, il faudra ensuite restaurer la confiance, indispensable à la relance de la machine économique. Les pouvoirs publics ont un rôle essentiel à jouer à cet égard. Bien sûr, la Belgique n’est pas seule face au problème. L’avantage d’une économie ouverte est de pouvoir s’appuyer sur la dynamique de ses voisins.

La Belgique dans le top-5 des destinations européennes les plus prisées des investisseurs étrangers, c’est un constat rassurant.

Ce qui ne dispense pas d’apporter des accents propres. Ainsi, un tiers des patrons interrogés par EY considèrent que les "cleantechs" (technologies propres et énergies renouvelables) seront le principal moteur de la croissance de l’économie belge dans les années à venir.

Enfin, les pouvoirs publics doivent garantir la stabilité souhaitée par les opérateurs économiques. Davantage que des incitants ou des allègements fiscaux, c’est un cadre prévisible et stable auquel aspirent les investisseurs. Y compris au niveau politique. Or depuis un an, c’est tout le contraire qui nous est proposé. Assez logiquement, les entreprises étrangères déjà établies en Belgique s’en inquiètent plus que celles qui n’ont pas de siège ici et qui n’ont dès lors pas connaissance du spectacle déplorable offert par notre classe politique. Le jour où la crise politique belge fera les titres de la presse étrangère, on risque d’avoir du souci à se faire.

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