L'Atlantique low cost? Prudence…

Low cost long-courrier de Bruxelles

Dès le mois de mai prochain, la compagnie danoise Primera Air assurera des vols long-courriers low cost au départ de Bruxelles et à destination de trois escales américaines de la côte Est. Bien que l’avion qui sera utilisé soit plutôt un moyen-courrier à distance franchissable accrue, il s’agira donc bel et bien d’une première expérience de ce modèle commercial de transport aérien. Précisons bien "sans escale", WOW Air proposant également de bas tarifs en transatlantique de Bruxelles, mais avec un stop à Reykjavik.

Le modèle low cost long-courrier va prendre de l’ampleur, mais vite connaître ses limites.

Les low cost ont-elles un avenir sur longue distance? Tout dépendra du service. Mais oui, du service! Il ne faut pas se leurrer: voler trois heures sans confort, sans repas, sans repos, sans verre d’eau et nous en passons, n’est pas la même chose avec plus du double d’heures de vol. Or c’est bien cela que proposent les low cost (comme Norwegian) sur l’Atlantique.

Le modèle low cost long-courrier va prendre de l’ampleur, mais vite connaître ses limites. Car en matière de coûts de production, les différences ne manquent pas, en dehors même des services à la clientèle. Les équipages ont besoin d’heures de repos à destination et il faut donc prévoir pilotes et personnels de cabine sur place pour les retours. Par ailleurs, des rotations de 25 minutes en escale sont totalement à exclure: il en faut déjà plus pour revenir de la piste d’atterrissage! Et le reste à l’avenant.

Norwegian en sait quelque chose, ses résultats ne sont pas spectaculaires, pour employer un euphémisme. Mais surtout, Ryanair a montré le mauvais exemple en moyen-courrier depuis la fin de l’année dernière. Les annulations de vol, quand on est sur le continent européen, cela peut encore se résoudre – même en y allant de sa poche – mais outre-Atlantique, on peut vite se sentir davantage démuni. Ne pas pouvoir prendre "le prochain vol" parce qu’il est plein; devoir payer des frais d’hébergement et de bouche sans garantie de remboursement (et même de retour); tout cela fait réfléchir, lorsqu’un océan nous sépare.

Bien sûr, on jugera sur pièce. Tant au niveau du confort que de l’attitude de la compagnie lors de grosses tuiles. Autant dire que Primera n’a pas droit à l’erreur.

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