L’euro se replie, tout bénéfice pour les entreprises européennes exportatrices

Il faut retourner à l’été dernier pour retrouver un euro si bas, et depuis le début de l’année, la monnaie européenne a encore cédé près de 3% face au billet vert. Explications.

Bruxelles (L'Echo) - La publication à la veille du week-end de chiffres impressionnants témoignant d’une forte croissance du produit intérieur brut américain n’a fait qu’accentuer la tendance. C’est là, précisément, que se trouve une des principales raisons du repli de l’euro.

Les rangs des économistes qui estiment que l’économie américaine sortira plus vite de l’ornière ne cessent de grandir. De là, le pronostic formulé par un nombre croissant d’entre eux d’une remontée prochaine des taux d’intérêt à court terme outre-Atlantique. Remontée susceptible, naturellement, de soutenir le dollar.

L’euro, que certains voient refluer à 1,35 dollar dans un avenir proche, souffre aussi des inquiétudes liées à l’évolution des finances publiques en Europe, et en Grèce en particulier. Ces craintes poussent les taux d’intérêt à long terme vers le haut, ce qui freine les investissements et donc la relance.

Notons que les Etats-Unis ne sont pas bien lotis non plus en matière budgétaire. Leur déficit avoisine actuellement les 10% du PIB. Mais à l’évidence, les analystes estiment que, tout bien considéré, l’économie américaine est aujourd’hui plus prometteuse que son homologue européenne. On se consolera en constatant que les entreprises européennes exportatrices peuvent un peu souffler.

L’euro se replie et c’est tout bénéfice pour leur positionnement face à la concurrence sur les marchés internationaux.

Denis Laloy
(c) - L'Echo

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