L'impasse budgétaire US, le retour

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La fermeture des administrations américaines sera probablement évitée de justesse, cette fois aussi.

L’impasse budgétaire aux Etats-Unis a un petit côté répétitif qui finirait par devenir lassant. On a bien compris que l’administration américaine est en permanence sur le fil budgétaire, ce qui la contraint très régulièrement à retourner plaider un peu de bois de rallonge devant le Congrès. C’est ce qu’elle fera une fois de plus le 17 octobre prochain. Mais dans l’intervalle, le gouvernement US doit aussi lancer son budget 2014, et le problème, c’est que la Chambre des représentants est à majorité républicaine et pas très disposée à faire des cadeaux au président démocrate, Barack Obama. Surtout pas depuis que c’est John Boehmer, vieux baroudeur du parti républicain du genre " à qui on ne la fait pas ", qui occupe le siège de président de la Chambre des représentants.

Et cette fois, les républicains détiennent un véritable pouvoir de nuisance, à savoir la réforme du système de santé américain, baptisé l’Obamacare, tant il s’agit " du " projet phare porté par le président. Alors que le Congrès doit voter d’ici la fin de ce mois –c’est à-dire aujourd’hui- la loi de financement pour l’exercice 2014, a chambre a lancé sa déclaration de guerre en votant, il y a quelques jours, un projet de budget sans le moindre " cent " pour la réforme de l’assurance-santé. Résultat, le Sénat qui, lui, est à majorité démocrate, devrait rejeter ce texte. Et si jamais le texte passait quand même, le président lui-même pourrait encore utiliser son droit de veto. C’est ce qu’on appelle l’impasse budgétaire.

Car, si le Congrès ne vote pas, aujourd’hui 30 septembre, toute une série d’administrations américaines devront s’arrêter de fonctionner, et mettre quelque 800.000 fonctionnaires en chômage technique. Autant dire, le chaos. A noter qu’une telle situation ne s’est plus produite depuis 18 ans... Donc, cette escalade est avant tout une démonstration de force des républicains, avec son petit côté " retenez-moi ou je fais un malheur ". Malheur qui sera –probablement- évité de justesse, cette fois aussi. Pas de panique, de l’autre côté de l’Atlantique, le jour n’est même pas encore levé.

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