L'IPO de la FDJ, de quoi inspirer la Belgique

Chroniqueur, newsmanager

Le succès de la Française des jeux

Voilà un très beau succès populaire qui devrait faire réfléchir, voire inspirer la Belgique. Plus d’un demi-million de Français ont participé à la souscription d’actions de la Française des jeux (FDJ). Une opération qui se veut "win-win" pour l’État hexagonal (qui engrange près de deux milliards d’euros au passage et conservera 20% de l’opérateur), pour les entreprises (l’opération doit participer au financement d’un fonds consacré à l’innovation) et pour les investisseurs particuliers. Au fil des années, ces derniers avaient déserté la Bourse de Paris, échaudés par quelques expériences malheureuses. Une situation qui rappelle un peu celle de la Belgique, où la mise sur le marché de Belfius aurait toutefois pu ranimer la flamme des investisseurs. Mais la banque publique avait logiquement renoncé à son opération d’IPO en 2018, année chahutée sur les marchés. Le succès de la FDJ pourrait toutefois lui donner quelques remords.

La France veut réactiver l’investissement populaire et elle a amplement raison. Cela tranche avec la Belgique.

Il est vrai que tous les astres étaient alignés en vue d’une réussite française: un climat boursier favorable et une société connue de tous, par ailleurs très rentable. Cerise sur le gâteau, une décote sur le prix était offerte aux particuliers, ainsi que l’octroi d’une action gratuite pour dix achetées après une détention des actions pendant 18 mois. Pour les plus jeunes, cette opération a même été l’occasion d’acheter des actions pour la toute première fois de leur vie. Ce n’est pas anodin.

La France veut ainsi réactiver l’investissement populaire et elle a amplement raison. Cela tranche avec la Belgique où par l’entremise de taxes multiples, on a plutôt eu tendance à dissuader l’épargnant de se diriger vers la bourse.

Notre pays pourrait-il s’inspirer de l’exemple français et vendre ses participations – en totalité ou en partie – dans Belfius, bpost, Proximus ou encore la Loterie belge? Pour cette dernière, il faudrait garder à l’esprit qu’une grande partie des bénéfices est reversée à des projets sociétaux et caritatifs (ce qui est peu le cas de la FDJ). Cela exige une analyse au cas par cas. Encore faudrait-il que la Belgique se dote d’un vrai gouvernement…

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