La Belgique en finale

Joan Condijts

Les Diables Rouges affrontent la France mardi soir. En accédant pour la deuxième fois au dernier carré du Mondial, les Diables sont véritablement rentrés dans la cour des grands.

Le 20 novembre 1985, à Rotterdam, Georges Grün écrivait, d’une tête somptueuse, l’une des pages les plus glorieuses de l’histoire du football belge: le Bruxellois éliminait les Pays-Bas et qualifiait les Diables Rouges pour le Mondial au Mexique.

La suite se traduisait en véritable épopée durant laquelle l’équipe belge s’était hissée en demi-finale après avoir failli plusieurs fois trébucher, notamment lors d’une série de tirs au but face à l’Espagne d’Emilio Butragueño. Dans le stade Aztèque de Mexico, le futur champion du monde, Diego Maradona, avait finalement brisé le rêve des "ptits Belges" comme le chantait le Grand Jojo.

La Belgique sera-t-elle le neuvième pays à inscrire son nom à ce palmarès prestigieux?

Trente-deux années plus tard, la Belgique accède pour la deuxième fois au dernier carré du plus grand événement planétaire. Les circonstances ne sont cependant pas les mêmes. Les "ptits Belges" ne sont plus petits. L’équipe nationale a cette fois surclassé ses adversaires du tour préliminaire, écrasé deux équipes en phase de poules sur le sol russe et, même si elle s’est causé quelques frayeurs contre un Japon virevoltant, sorti le favori du tournoi, le grand Brésil de Neymar.

Aussi, les attentes sont-elles autrement plus ambitieuses que sous le soleil mexicain. Et si nombreux sont les superstitieux à ne pas vouloir y songer par peur de l’infortune, le titre dont seules huit nations peuvent se prévaloir, est désormais à portée de crampons.

La Belgique sera-t-elle le neuvième pays à inscrire son nom à ce palmarès prestigieux? La France qu’Eden Hazard et Kevin De Bruyne affronteront ce mardi soir à Saint-Pétersbourg, et peut-être l’Angleterre ou la Croatie, les deux autres demi-finalistes, en décideront. Ou plutôt les vingt-trois joueurs qui forment le groupe des Diables Rouges, y répondront. Car cette équipe dispose du talent pour réaliser cet exploit qui lui vaudrait de mériter cette appellation que les commentateurs lui promettent, celle d’une génération littéralement en or.

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