La Belgique, lanterne rouge de l'éolien

Dans la grande majorité des économies développées et émergentes, l’éolien s’est imposé comme une évidence pour les investisseurs, tant en raison des retours prévus à moyen terme, du potentiel d’emploi et de la sécurité d’approvisionnement. Le Portugal, par exemple, a installé 673 MW d’éolien l’an dernier, soit quatre fois plus que la Belgique lors de la même période.

Il n’est pas loin le temps où les partisans de l’énergie éolienne étaient considéré comme des doux rêveurs. En Belgique du moins aimait-on assimiler l’idée à du vent. Avec pour principal résultat qu’ aujourd’hui, en 2010, le parc éolien belge est un des plus petit d’Europe et que le niveau d’emploi y est un des plus faible.


Certes, des efforts ont été entrepris pour déployer le secteur, avec les projets en Mer du Nord et quelques parcs en Région wallonne, mais, à l’échelle mondial, le résultat est maigre.


Dans la grande majorité des économies développées et émergentes, l’éolien s’est imposé comme une évidence pour les investisseurs, tant en raison des retours prévus à moyen terme, du potentiel d’emploi et de la sécurité d’approvisionnement.  Le Portugal, par exemple, a installé 673 MW d’éolien l’an dernier, soit quatre fois plus que la Belgique lors de la même période.
 La capacité installée éolien dans le monde devrait atteindre 409 GW en 2014. C’est plus que la capacité du parc nucléaire mondial actuel (370 GW).


La Chine, elle encore, est à la pointe. Elle a installé 13,5 GW d’éolien l’an dernier, doublant son parc en un an. Une tendance qui se poursuit. Le gouvernement de Pékin a investi dans le renouvelable 6,5 milliards de dollars lors du premier trimestre 2010,selon les chiffres de l’agence Bloomberg.


L’éolien fait partie dans ce pays d’une ensemble de solutions divereisfiées pour éviter de s’exoser à une seule source.
Pourquoi notre pays reste-t-il à la traine? Les entreprises du secteur sont prêtes. Selon ODE, l’ association falamande des producteurs d’énergie renouvelable, il existe un potentiel de 7,3 GW d’ici 2020 sur le territoire belge.


C’est bien plus que les objectifs que le gouvernement fédéral se propose d’annoncer dans son plan Climat à la Commission européenne en juin prochain. Il reste donc à espérer que le ministre fédéral de l’Energie sera attentif à cette évolution.

Vincent Georis

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