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La Belgique n'est plus un marché

Quel rapport y a-t-il entre l’échec des candidatures des Pays-Bas et de la Belgique d’une part et des Etats-Unis de l’autre, à l’organisation de la Coupe du monde de football? Plusieurs rapports, en fait: ce sont des pays occidentaux de l’hémisphère nord, des économies arrivées à maturité, des démocraties bien assises et des marchés clairement identifiés. Bref, des pays conquis.

Des pays qui, depuis plusieurs années, à l’exception des JO de Londres en 2012, n’ont plus été sélectionnés pour accueillir une grande manifestation sportive. Les Jeux Olympiques? Au Brésil en 2016. Les JO d’hiver? En Russie en 2014. La Coupe du Monde de football? En Afrique du Sud en 2010, au Brésil encore en 2014, en Russie en 2018, au Qatar en 2022. Et peut-être, si le président de la Fifa obtient gain de cause, en Chine en 2026.
Alain Courtois, l’un des plus ardents défenseurs de la candidature belgo-néerlandaise, a eu ces mots terribles à l’issue du vote de la Fifa: "L’Europe occidentale n’a plus d’avenir dans les grandes compétitions internationales. La Belgique n’est plus un marché". Déception? Non, clairvoyance. Depuis des mois, les signes du basculement se multiplient. La Chine conquiert le monde tandis que les Etats-Unis doutent et que l’Europe se bat pour sauver sa monnaie. La désignation par le magazine "Forbes" de Hu Jintao comme l’homme le plus puissant du monde en lieu et place de Barack Obama en est sans doute le symbole le plus frappant. Ce même président américain qui s’est précipité en Inde ou en Chine pour faire allégeance aux nouveaux champions de l’économie, alors qu’il a tergiversé pendant deux ans avant de rendre visite aux dirigeants de l’Union européenne (et encore, à la faveur d’un sommet de l’Otan).
Les fédérations sportives ne font que suivre cet exemple, en se précipitant vers les pays les plus prometteurs en termes de marché publicitaire et de retombées géopolitiques.

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