La SNCB peut faire plus

Economies aux chemins de fer belges.

Visiblement, Jacqueline Galant (MR), la nouvelle ministre de la Mobilité, semble décidée à crever l’abcès à la SNCB. Elle veut en finir avec la politique des cachotteries qui y a régné pendant des années. De son propre aveu, elle découvre chaque jour des situations invraisemblables au sein du groupe ferroviaire. Et d’après elle, les économies qui lui sont demandées par le Fédéral ne sont pas si insurmontables. Car, soutient-elle, "il est possible d’en réaliser, voire plus". Le ton est donné dès le début et il se renforce chaque jour. Jacqueline Galant ne compte pas lâcher la bride au groupe belge de chemins de fer. Le budget 2015 que viennent d’adopter le gestionnaire d’infrastructure, Infrabel (il prévoit une économie de 170 millions en 2015) et le transporteur ferroviaire, la SNCB (une économie de 179,1 millions) semblent confirmer l’analyse de la ministre Galant.

Il faut confier aux dirigeants une feuille de route avec des objectifs clairs et précis, pour entamer la réduction de la dette.

Oui, il est possible de faire des économies au sein du groupe SNCB. Mais il faut surtout confier une feuille de route avec des objectifs clairs et précis aux dirigeants pour stopper le dérapage de la dette du groupe et entamer sa réduction. De plus, il faut éviter que ces économies aient un impact négatif sur l’offre ferroviaire et sa qualité. L’opérateur ferroviaire doit se mettre en situation pour faire face à l’augmentation de la clientèle et proposer des services de qualité pour capter durablement les nouveaux usagers.

Un autre élément doit aussi entrer en ligne de compte: le personnel. Les cheminots sont capables de comprendre l’obligation des économies pour sauver l’entreprise. Ils pourront même s’inscrire dans le cadre de coupes sombres visant une réduction des effectifs. Mais les dirigeants se doivent d’expliquer soigneusement les mesures et ne pas tailler à l’aveuglette dans le gras. Pour ce faire, le fil du dialogue social doit impérativement être renoué entre patrons et syndicats du groupe SNCB. Les deux camps doivent s’inscrire dans la même optique: la pérennité et l’intérêt de l’entreprise ainsi que la satisfaction des besoins des usagers – des trains sûrs, ponctuels et réguliers.

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