La Wallonie, terre des pôles

Faut-il garder 6 pôles de compétitivité?

Moteurs du redressement économique de la Wallonie depuis leur création en 2006, les pôles de compétitivité restent un OVNI dans le paysage politique. Enfants chéris de l’ancien ministre socialiste Jean-Claude Marcourt, les six pôles persistent au-delà des législatures et des changements de majorité. Une longévité qui s’est encore illustrée sous la houlette des libéraux lors de leur arrivée au pouvoir en juin 2017. Malgré son empressement à enterrer le dernier plan Marshall 4.0 lancé quelques mois plus tôt par les socialités, le MR a confirmé la survie des pôles.

Après trois plans Marshall et des indicateurs qui restent douloureux, il faut s’interroger sur l’avenir des pôles de compétitivité.

Ce consensus politique ne doit cependant pas occulter le reste. Avec plus d’un milliard de fonds publics et privés injectés dans les différents appels et pas moins de 400 entreprises aidées depuis leur naissance, les pôles arrivent à un tournant de leur existence. La question n’est pas de savoir si ces outils disparaîtront après les élections du 26 mai. Leur avenir semble assuré sous la prochaine législature d’autant que le dernier rapport d’évaluation de l’Iweps montre une nouvelle fois que les entreprises – dont de plus en plus de PME – surperforment grâce au soutien des pôles.

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Mais dans un monde en pleine mutation, la Wallonie doit oser se remettre en question comme elle l’a fait au moment de créer ses pôles. La logique n’est pas de faire et défaire ce qui fonctionne bien. Mais après plus de 10 ans de service, trois plans Marshall et une série d’indicateurs qui restent malheureusement toujours aussi indigestes pour le redressement du sud du pays, il est temps pour le monde politique wallon de réfléchir à l’avenir des pôles. Doit-on encore en garder six? Sont-ils toujours tous aussi performants? D’autres domaines d’activité ne pourraient-ils pas également se profiler comme nouveaux pôles?

À travers cette réflexion, c’est la seconde phase du redressement de la Wallonie qui doit commencer après les élections!

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