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Le cap doit être bien clair

©Sofie Van Hoof

Oui, la Belgique a besoin de poursuivre ses réformes structurelles.

Hier, le conclave budgétaire s’est officiellement ouvert en Belgique. Jeudi, toujours à Bruxelles, ce sont les chefs d’État européens qui vont se réunir pour un sommet de deux jours.

Dans les deux cas, il est question de trouver un subtil équilibre entre la nécessaire discipline budgétaire et le soutien indispensable à la croissance économique.

C’est comme si la Belgique faisait figure de mini-laboratoire européen, entre ceux qui prônent le strict respect des objectifs budgétaires et ceux qui plaident en faveur d’un petit relâchement pour ne pas tuer entièrement la croissance.

À cet égard, les petites phrases du nouveau ministre des Finances ont déjà provoqué un certain émoi. Selon Koen Geens, l’ajustement budgétaire pourrait se réaliser par de simples mesures "one-shot". Les réformes structurelles, ce sera pour plus tard…

Koen Geens a peut-être raison sur le fond — visons un budget relativement indolore —, beaucoup moins sur la forme. Ce dont on attend d’un ministre — même d’un technocrate —, c’est aussi d’avoir une vision. Oui, la Belgique a besoin de poursuivre ses réformes structurelles (marché du travail, pensions…). C’est cela l’objectif de moyen-long terme. Et le cap doit être bien clair aux yeux de tous. Car sans ces réformes, nous laisserons un bien piètre héritage à nos enfants.

Dans l’immédiat, il convient surtout de pratiquer une "austérité intelligente". Avec des mesures qui ne détériorent pas davantage une confiance déjà très fragile. Attention dès lors à ne pas tenir des discours taxatoires trop simplistes.

Divers éléments laissent à penser que l’Europe pourrait un peu lâcher la bride budgétaire en tenant compte de la situation économique de différents pays. Les élections italiennes ont laissé des traces. La priorité des gouvernements est de mieux expliquer les enjeux à leur population. Sinon, le cas italien risque de se répéter. La semaine dernière, Peter Praet, le chef économiste de la BCE, avait bien résumé la situation. "Il faut convaincre les populations que les politiques sont sur la bonne voie". Oui, c’est bien cela le défi. Un sacré défi même…

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