Le cdH et les démons du PS

Des privés pour financer la politique wallonne?

Le recours au privé à outrance comme l’a fait la Grande-Bretagne pour répondre à une logique politique a montré les limites d’un système. Les exemples du passé ne doivent pourtant pas aveugler les hommes politiques, même de gauche. Un gouvernement confronté à de graves difficultés financières doit-il s’enfermer dans une posture idéologique parce qu’il défend des valeurs de gauche?

Les socialistes ont pesté sur l’idée que le Fédéral revende sa participation dans Proximus. Ils ne doivent pas pour autant refermer le débat lancé aujourd’hui par leur partenaire cdH en Wallonie. Maxime Prévot s’est dit favorable à l’arrivée d’investisseurs privés dans le capital de certaines activités jusqu’ici détenues par les pouvoirs publics.

Les socialistes ne doivent pas refermer le débat lancé par le cdH en Wallonie. Le recours au privé est une option politique

L’idée de l’homme fort du cdH en Wallonie part d’un simple constat. Si le gouvernement n’a plus les moyens financiers nécessaires, pourquoi ne pas faire appel à des financements alternatifs et donc privés pour la réfection des autoroutes wallonnes, pour la construction de maisons de repos ou l’aménagement de nouveaux zonings industriels. On pourrait rajouter la construction de crèches.

Derrière ces propositions, il y a un constat d’échec. Les caisses wallonnes sont à sec. La Région n’arrive plus à financer toutes ses politiques.

Le gouvernement PS-cdH a fait le choix de miser sur la réindustrialisation en ne touchant pas aux dotations du plan Marshall. Doit-il pour autant reléguer en seconde division d’autres politiques? La rénovation du réseau routier ou la construction de crèches ou de maisons de repos sont tout aussi importantes pour la relance de l’économie wallonne. Le gruyère dans nos autoroutes est déjà un frein logistique. Comment espérer accueillir de nouvelles entreprises si les zonings industriels ne sont pas équipés des dernières technologies?

Le choix soulevé par Maxime Prévot doit être discuté par le gouvernement wallon, sans idéologie ni de gauche ni de droite, dans l’intérêt des citoyens et des entreprises.

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