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Le moment ou jamais

Pour les actionnaires, c’est le moment ou jamais d’exercer leurs responsabilités.

Bruxelles (L'Echo) - Le destin de Fortis, qui s’est déjà joué une demi-douzaine de fois depuis le mois de septembre, est à nouveau sur la table des assemblées générales de cette semaine. La troisième fois sera-t-elle la bonne ? Franchement, ce serait bien. Fortis Banque, Fortis Assurances et Fortis Holding ont tout intérêt à revenir enfin dans des eaux plus calmes et mieux balisées.

Pour des raisons de bon sens, qui touchent à la confiance des épargnants, la sérénité du personnel, la sécurité des contribuables. Car il serait pour le moins prématuré de penser que nous sommes tirés d’affaire et que l’on a touché le fond en matière de crise économique. Si une décision négative devait figer la situation actuelle, et sans doute encore la compliquer de quelques actions judiciaires supplémentaires, le risque qui pèserait alors sur les épargnants, le personnel et les contribuables ne serait pourtant pas un vain mot. Mais jusqu’à présent, ces arguments n’ont pas réussi à percer la chape de plomb qui pèse sur les actionnaires de Fortis.

Face à la débâcle, les minoritaires se sont d’abord contentés de hurler leur colère et leur révolte. Ce n’est que tardivement, poussés dans le dos par quelques irréductibles, qu’ils se sont mis à pencher en faveur d’une solution de « stand alone » pour la banque. Fort peu, fort tard, donc. Et probablement pas avec la bonne mentalité. L’esprit revanchard dans lequel le « plan B » a été concocté, après des mois de guéguerre devant les tribunaux et sur les plateaux de télévision, ne plaidait évidemment pas en faveur de la recherche sereine d’une solution. Les deux camps ont manqué de la plus élémentaire bonne volonté. Chacun s’est figé sur ses positions, le gouvernement défendant bec et ongles la vente de Fortis Banque à BNP Paribas décidée au tout début de la crise, tandis que les défenseurs des minoritaires s’arc-boutaient sur leur rejet de la solution « officielle ». Ce n’est évidemment pas comme cela qu’on construit l’avenir. Celui-ci est une nouvelle fois entre les mains des actionnaires de Fortis. C’est le moment ou jamais pour eux d’exercer leurs responsabilités.

par
Martine Maelschalck

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