Le printemps commence...

Chroniqueur, newsmanager

... tout au moins pour les introductions en bourse (IPO).

Un beau symbole: une société liégeoise dirigée par un entrepreneur flamand qui va se faire coter à Bruxelles. La société Hyloris Pharmaceuticals a officiellement lancé, ce mercredi, son opération d’entrée en Bourse (IPO). C’est comme si le printemps des IPO venait à peine de débuter alors que dans les faits, le printemps calendaire se termine ce week-end. La faute évidemment à la pandémie qui a paralysé l'activité pendant de longues semaines.

Le marché boursier a plus que jamais besoin de sang neuf.

Bien entendu, cette arrivée en bourse est sans commune mesure avec celle de JDE Peet's, la maison mère de Douwe Egberts, qui a procédé à la fin mai à Amsterdam à la plus grande introduction boursière en Europe de 2020 (plus de 2 milliards d’euros). Ou encore à celles de Warner Music, ZoomInfo Technologies ou Royalty Pharma sur le marché américain Nasdaq. Mais ne boudons pas notre plaisir. Le marché boursier belge a plus que jamais besoin de sang neuf. L'an dernier, on a répertorié à peine six arrivées sur Euronext Bruxelles, dont trois constituaient des "doubles cotations". Dans le même temps, on a dénombré dix sorties de la cote.

Au fil des ans, le tissu boursier s'est rétréci de manière substantielle. De 300 sociétés cotées au début des années 70, le marché bruxellois ne répertorie plus que 125 sociétés, environ. En outre, les derniers listings en bourse étaient surtout le fait de sociétés étrangères. Rien de tel avec la société Hyloris active dans la biopharma, un secteur qui a le vent en poupe en Belgique.

Hyloris signifie "high yield, lower risk" (haut rendement, plus faible risque). Ceci ne s'applique pas à l'investissement dans les actions mais à l'activité de la société (reformuler des médicaments déjà existants) et au processus d'approbation réglementaire des produits. Car jusqu'ici, sur le plan purement financier, Hyloris n'a enregistré que des pertes. Mais c'est là le propre des jeunes sociétés. Et rappelons au passage que nous parlons ici de "capital à risque" et pas d'un simple compte d'épargne. Ceci vaut aussi pour l'augmentation de capital d'Atenor annoncée mercredi. Si le comportement des marchés reste favorable, d'autres noms pourraient apparaître. Il y a en tout cas suffisamment d'épargne en Belgique prête à répondre à l'appel des entreprises. Surtout dans le contexte actuel.

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