Le printemps en été

L’embellie ne doit pas constituer un prétexte pour certains gouvernements de lever le pied en matière de réformes.

C’est comme un renouveau printanier. La zone euro semble revivre. Mercredi, les chiffres de la croissance du Produit intérieur brut (PIB),  publiés par Eurostat, ont confirmé la fin d’une récession qui a trop duré.

C'est la suite logique d’une série d’indicateurs positifs, dont la production industrielle ou l’indice des directeurs d’achat du secteur privé. Cet indice PMI, considéré comme un excellent baromètre de l’activité, a atteint en juillet son plus haut niveau depuis près de deux ans. À 50,5 points, il a même franchi pour la première fois depuis janvier 2012 le seuil de 50, au-dessus duquel il traduit une augmentation de l’activité.

Et pour les économistes, cette fois, c’est la bonne! Par le passé, la zone euro avait déjà suscité de beaux espoirs de sortie de crise, tous déçus par la suite. Mais aujourd’hui différents indicateurs autorisent un certain optimisme.

Grâce à la fois à une hausse de la demande extérieure et à une stabilisation de la demande interne, la croissance devrait se renforcer progressivement au cours de ce troisième trimestre. Ce dont ne doutent guère les gestionnaires de fonds internationaux. Selon l’enquête de BofA Merrill Lynch publiée hier, près de 90% des gestionnaires européens anticipent un renforcement de la croissance durant les 12 mois à venir, un niveau d’avis positifs qui a doublé en l’espace d’un mois. Ces gestionnaires sont même persuadés que cette croissance constituera la réponse la plus probable à la crise de la dette en Europe, prenant ainsi le pas sur les interventions de la Banque centrale européenne qui a tenu jusqu’ici la zone à bout de bras.

 

Tout ceci ne doit pas faire oublier que la conjoncture reste encore assez faiblarde. Le PIB de la Belgique a enregistré au deuxième trimestre une croissance de 0,1% à peine. 

Surtout, l’embellie ne doit pas constituer un prétexte pour certains gouvernements de lever le pied en matière de réformes. Tout doit être fait au contraire pour renforcer les conditions d’une croissance durable, avec un accent particulier sur l’emploi, qui demeure le maillon faible en Europe. 

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