Le sujet des salaires moins porteur?

©Sofie Van Hoof

La saison des AG 2014 a démarré.

La "saison" des assemblées générales s’ouvre ce mercredi avec la réunion annuelle des actionnaires de Belgacom. Nous ne sommes plus au temps où les assemblées générales étaient de longs fleuves tranquilles, que certains présidents s’amusaient à chronométrer dans l’espoir de battre le record de brièveté de l’année précédente. Mais le cru 2014 ne devrait pas pour autant briller par son originalité, si l’on en juge par l’actualité des sociétés.

Qu’en sera-t-il cette année, par exemple, de la rémunération du CEO et des administrateurs, "le" sujet best-seller des exercices précédents? Que la curiosité des actionnaires se soit émoussée, qu’ils en aient pris leur parti ou qu’ils aient obtenu gain de cause, le sujet semble faire un peu moins recette. L’an dernier, l’heure était à la mise en cause d’un certain nombre de dirigeants, le plus souvent en raison de contestations de leur niveau salarial. Les CEO de Delhaize, Bekaert ou de Belgacom, étaient mis sur la sellette par leurs actionnaires, qu’il s’agisse des petits porteurs ou de l’État. Or, un an plus tard, il faut bien constater que la question a été réglée de manière pour le moins radicale: les dirigeants de ces trois sociétés ont cédé leur siège à un nouveau CEO. Que les remplaçants des deux premiers soient des managers étrangers n’aura échappé à personne. Est-il donc si difficile de trouver (et de garder) de bons chefs d’entreprises en Belgique?

Dans ce domaine, l’entreprise publique autonome Belgacom fait figure de bon élève: non seulement le nouveau patron travaille désormais pour un salaire réduit par rapport à celui de son prédécesseur mais il s’agit d’une recrue promue en interne et, cerise sur le gâteau, il s’agit d’une femme. Le gouvernement peut se targuer d’avoir déniché l’oiseau rare. Car, petit à petit, les sociétés se conforment à une autre évolution: le respect du quota de femmes au sein de leur conseil d’administration. Dans l’indifférence générale des petits actionnaires, avouons-le. La présence accrue des femmes au sein des conseils changera-t-elle la face de la vie des entreprises et des assemblées générales? Il faudra encore quelques années pour répondre à cette question.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés