Les hommes savent pourquoi

La vie des entreprises n’est ennuyeuse que pour ceux qui ne veulent pas y regarder d’assez près. En tout cas, elle est rarement un long fleuve tranquille. Pratiquement jamais, en fait.

Pour une raison très simple : les entreprises, ce sont les hommes qui les font vivre. Des hommes avec leurs forces, heureusement, mais aussi leurs faiblesses, leurs travers, leurs erreurs.

Dans les grandes bagarres boursières par exemple, lors que deux groupes se disputent le contrôle d’un troisième, si l’affaire semble s’envenimer au-delà de toute rationalité économique, le doute n’est pas permis : la saga est devenue une affaire d’hommes. Et il vient toujours un moment où le facteur humain prend le dessus sur les calculs purement financiers.

C’est là que les égos, les rancunes, les antipathies personnelles entrent en jeu. Et c’est généralement là que tout bascule. Il ne manque pas, dans l’histoire économique de la Belgique, d’histoires qui ont ainsi basculé dans une certaine irrationalité, conduisant –au mieux- les protagonistes à engager dans l’affaire davantage d’argent que ce qu’ils avaient calculé au départ.

Le cas de Belgacom, et des démêlés de son CEO Didier Bellens avec son conseil d’administration, n’échappe pas à la règle.

Une histoire très rocambolesque d’assistante personnelle licenciée puis rembauchée contre l’avis de certains administrateurs est venue se greffer sur des relations déjà complexes entre un patron, son conseil et son actionnaire, qui n’est autre que l’Etat belge.

Il n’en fallait pas plus pour que l’affaire bascule dans un vaudeville qui échappe à l’entendement des observateurs extérieurs. Tout cela au sommet d’une entreprise stratégique, qui occupe quand même plus de 16.000 personnes.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés