Les Japonais y sont bien parvenus!

©Nima Ferdowsi

Avec trois réacteurs nucléaires à l’arrêt, nous nous préparons à un hiver difficile. Nous pourrions connaître des coupures de courant que l’on ne croyait plus vivre dans un pays développé, au vingt-et-unième siècle.

Repenser la politique énergétique est une urgence. Mais en parallèle, il va falloir gérer la crise. La Belgique dispose d’un avantage: elle va pouvoir s’appuyer sur ce laboratoire grandeur nature qu’a été le Japon de l’après-Fukushima. Lui aussi a dû fonctionner avec un quart du parc de production d’électricité à l’arrêt.

Après quelques semaines, l’archipel a renoncé aux coupures d’électricité programmée, quasiment impossibles à gérer pour des secteurs comme la sidérurgie ou l’alimentaire, où la chaîne du froid doit être maintenue.

Pour passer les pics de consommation, qui au Japon se produisent en été, le gouvernement a demandé aux clients les plus gourmands de réduire de 15% leur consommation aux moments critiques. Presque tout le monde a participé à l’effort: climatisation réduite, horaires de travail décalés, réduction des cadences dans les usines, arrêt de certains ascenseurs, enseignes éteintes…

La mesure la plus spectaculaire est venue de l’industrie automobile, qui a déplacé ses week-ends en semaine, jusqu’au retour de températures plus clémentes.

Bien sûr, cela n’a pas été sans désagréments et sans impacts négatifs sur l’activité économique. Mais cela a permis d’éviter des perturbations plus graves encore.

La réflexion a commencé en Belgique. Mais l’arrêt de Doel 4 jusqu’à la fin de l’année aggrave singulièrement la situation. Il va falloir se serrer les coudes et explorer les pistes les plus innovantes, plutôt que de prier pour un hiver doux…

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