Les patrons doivent être les moteurs d'une mobilité plus propre

L'accord gouvernemental sur les voitures de société a généré un "déclic vert". Les patrons doivent embrayer vers une mobilité plus propre.

Cela fait des années que le vent tourne. Cela fait des années que beaucoup pointaient les freins du doigt. La voiture électrique arrive en entreprise, c'est désormais inéluctable. Gouvernements, constructeurs et vendeurs automobiles le disent désormais d'une seule voix: "le futur de l'automobile sera électrique".

Les gouvernements ont certainement encore des efforts à faire, sur les bornes en particulier, mais ils ont donné un cap fort avec la fin de la déductibilité des voitures de sociétés thermiques en 2026. C'est désormais aux patrons d'entreprise de prendre la balle au bond. Car, disons-le, à côté de certains beaux exemples, beaucoup de sociétés restaient bien silencieuses quand il s'agissait de rendre sa flotte d'entreprise plus écologique.

Les patrons doivent prendre les choses en main dès maintenant pour diminuer l'empreinte de leur mobilité. Cela nécessite une analyse d'impact complète de la mobilité dans son entreprise.

Ce n'est plus possible désormais. Les patrons doivent prendre les choses en main dès maintenant pour diminuer l'empreinte de leur mobilité. Cela nécessite une analyse d'impact complète de la mobilité dans son entreprise.

L'impulsion d'une telle politique ne peut venir que d'en haut. Il s'agira de décoder les besoins en interne, qu'ils soient de ressources humaines, de "car policy", de mobilité alternative, d'installation de bornes, de puissance électrique au bureau, d'installations de bornes à domicile, etc.

Aucune entreprise, petite, moyenne ou grande, qui possède une flotte ne peut en faire l'économie sous peine de voir son budget voitures exploser dans quelques années et son image sociétale écornée.

Chez ALD Belgique, on indique que "depuis le début de l’année, plus de 50% des commandes de voitures sont des plug-in et électriques".

C'est l'occasion pour les véhicules de société de redorer un peu leur blason. Car si les flottes d'entreprises deviennent rapidement électriques, elles créeront dans la foulée rapidement un marché de seconde main de voitures électriques, crucial pour l'accès à ces véhicules pour les particuliers.

Moins d'une voiture neuve sur 25 immatriculée cette année par des particuliers a une prise. En entreprise, plus d'une voiture neuve sur quatre en possède une.

Si l'on veut prouver que les voitures de société ont un effet de levier, c'est maintenant.

Les voitures de société, souvent décrites comme une aberration de notre système fiscal, sont présentées par le secteur automobile comme "les locomotives de la transition".

La Belgique, terre des voitures de société hybrides, n'est qu'en milieu de classement européen en matière de voitures électriques. Si l'on veut prouver que les voitures de société ont un effet de levier, c'est maintenant.

Les patrons, eux, devront prouver qu'ils peuvent être les locomotives d'une mobilité plus propre.

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