Notionnels: des signaux qui comptent

De nombreux observateurs plus ou moins avisés ont dit tout le mal qu’ils pensaient de la formule et plusieurs propositions ont fleuri, visant à l’adapter. Or, si l’on jette un œil sur les mouvements de capitaux qui convergent vers notre pays ces derniers temps, on a l’impression que pas mal d’entreprises étrangères préfèrent prendre les devants. Et "investir" en Belgique avant que les bénéfices du système ne soient éventuellement revus à la baisse par le futur gouvernement.

Le préformateur Elio Di Rupo tente de créer, entre sept partis, les bases d’un futur accord institutionnel censé garantir une paix communautaire pour les années à venir. En attendant, les dossiers socio-économiques semblent rester pour le moment quelque peu en jachère.

C’est notamment le cas de l’épineux sujet des intérêts notionnels, qui a pas mal animé la campagne électorale.

De nombreux observateurs plus ou moins avisés ont dit tout le mal qu’ils pensaient de la formule et plusieurs propositions ont fleuri, visant à l’adapter; en liant les intérêts notionnels au maintien ou à la création d’emploi; en revoyant le taux de l’avantage fiscal à la baisse,…

Or, si l’on jette un œil sur les mouvements de capitaux qui convergent vers notre pays ces derniers temps, attirés par le système des intérêts notionnels, on a l’impression que pas mal d’entreprises étrangères préfèrent prendre les devants. Et "investir" en Belgique avant que les bénéfices du système ne soient éventuellement revus à la baisse par le futur gouvernement.

Fondamentalement, ces mouvements de capitaux sont une bonne nouvelle pour l’économie belge. Ils ne coûtent rien à l’Etat puisqu’il s’agit d’augmentations de capital transfrontières dans des véhicules déjà localisés chez nous. Et considérés de manière plus positive encore, ils confirment que la Belgique reste capable de séduire des investisseurs étrangers, même si c’est uniquement pour des raisons fiscales.

Dans un environnement hyper concurrentiel, les intérêts notionnels sont un élément évident qui contribue à l’attractivité de notre pays à l’étranger. Qui sait si, sans eux, la Belgique n’aurait pas perdu sa position de "hub" européen pour l’accueil des grandes entreprises internationale. Il faudra y songer le jour où le dossier reviendra sur la table des futurs partenaires du gouvernement, dont certains ont annoncé leur volonté de supprimer le système, au pire, ou, au mieux, de le détricoter…

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