Martin Buxant

Cette coalition doit faire plus et plus vite.

Le coup de gong a retenti. L’année parlementaire a débuté, mardi, avec la lecture de la déclaration gouvernementale par le Premier ministre et, dans la foulée, la parole est à l’opposition. On ne va pas vous livrer de scoop: l’opposition n’est pas contente, la majorité applaudit, la répartition des rôles est bien définie, circulez, le verre politique est à moitié vide ou à moitié plein, selon le camp depuis lequel vous l’observez.

Cette coalition veut aller au-delà de 2019: qu’elle fasse dès lors des pas de géant. On n’a pas encore vu la vraie révolution.

Ce préambule posé, où en est-on? Au début du chemin. Ce tax shift est inachevé; le travail est toujours surtaxé en Belgique, la charge qui pèse sur les épaules de la classe moyenne demeure assommante. Et tenter de faire croire le contraire, c’est de l’illusionnisme. Maintenant, il faut être de bon compte: on avance et on avance dans la bonne direction. Mais c’est lent.

Taper un vrai coup dans la fourmilière des taux de TVA réduits, aller beaucoup plus loin en matière environnementale et de capital. Car toucher au diesel, c’est bien, mais oser, par exemple, discuter du bien-fondé du système des voitures de société, ce serait encore mieux. Remettre en question des acquis qu’on pense immuables en Belgique: voilà la vraie audace. Et ne le faire que dans un seul but: alléger la fiscalité qui pèse sur les épaules des gens qui bossent – qu’ils soient salariés ou indépendants. Leur donner ce à quoi ils ont droit.

Ce gouvernement, celui qui dès son départ a brisé un tabou, doit aujourd’hui s’inspirer de sa propre audace à l’heure de poser des choix de société. Être visionnaire, sortir de la comptabilité budgétaire semestrielle et penser à long terme. Faire de ce pays une plate-forme de l’audace fiscale et environnementale. Puisque cette coalition a de toute manière l’ambition de prolonger l’expérience au-delà de 2019, qu’elle fasse des pas de géants, qu’elle arrête de jouer petit bras et demi-mesure. Qu’elle nous montre donc de quoi elle est capable. Car on a (encore) faim.

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