Pour que les accidents industriels ne soient pas une fatalité

On oublierait vite un énième plan qui n’atteindrait pas son véritable but: relancer durablement l’emploi en Wallonie.

Au lendemain de l’annonce de la restructuration chez Caterpillar Gosselies, véritable douche froide pour l’industrie wallonne, que penser du futur "Plan Horizon 2022" dont nous vous révélons le contenu dans ce journal?

D’abord, que la Wallonie semble ne pas vouloir s’endormir sur ses lauriers et être bien décidée à consolider un Plan ("Marshall") qui a donné, de l’avis de pas mal de spécialistes, de bons résultats. Notamment parce que plusieurs pôles de compétitivité, créés et soutenus depuis 2006 (aérospatiale, logistique, sciences et santé, agroalimentaire…), ont procuré de nouvelles perspectives à la Région. Lui permettant de passer à travers des accidents industriels qui auraient pu saper le moral des troupes.

Ensuite, que relancer un nouveau tour de carrousel ne servirait à rien si l’équipe en place ne parvenait pas à éviter les inévitables pièges propres à un tel exercice. 

Le premier: que le nouveau Plan (qui est celui de Rudy Demotte) ne soit pas celui de tout le gouvernement et qu’on revienne vers un système de saupoudrage qui a trop longtemps été le fait de la politique wallonne. 

Quant au second, il s’agit sans doute du risque que l’on se perde dans les méandres des différents plans de relance (Marshall, Marshall 2.vert, Horizon 2022), ce qui aurait pour effet de brouiller les pistes au lieu d’ouvrir le chemin. Pour éviter cet écueil, il faudra en particulier s’appuyer sur ce qui a été construit (et notamment sur ce jury international présidé par un… patron flamand), pour continuer à objectiver autant que possible le choix des projets retenus.

Sans cela, on oubliera vite un énième plan qui n’atteindrait pas son véritable but: relancer durablement l’emploi en Wallonie.

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