Pour une école du XXIe siècle

L’interdiction des smartphones à l’école

En France, la rentrée scolaire est marquée cette année par l’interdiction des objets connectés (portable, tablette, montre…) dans les écoles primaires et les collèges, une promesse électorale du président Emmanuel Macron. Si cette mesure est française, la problématique qu’elle soulève nous concerne également, les écoles belges étant confrontées aux mêmes interrogations dans leur rapport aux smartphones et autres "gadgets" de ce type.

Interdire tablette et smartphone à l’école, c’est se priver de donner les clés aux jeunes générations pour pouvoir les maîtriser et les utiliser à bon escient.

Disons-le tout net: cette omertà française nous semble une fausse bonne idée. Elle est d’ailleurs peu praticable. Mais, surtout, qu’on aime ou pas, les nouvelles technologies – qui ne sont d’ailleurs plus si "nouvelles" – font partie intégrante de la vie des enfants et des adolescents en 2018. Elles font aussi partie intégrante de la vie des adultes qu’ils seront bientôt. Les laisser à la porte des écoles, c’est refuser de voir la réalité. C’est se priver de donner les clés aux jeunes générations pour pouvoir les maîtriser et les utiliser à bon escient.

If you can’t change it, embrace it. C’est le rôle de l’école, justement, d’apprendre aux jeunes à se servir correctement de ces outils pour qu’ils puissent en exploiter le formidable potentiel et en rejeter les travers. Il ne s’agit pas de laisser faire n’importe quoi, n’importe quand. Il s’agit bien de canaliser, d’encadrer. Mon fils de 10 ans a un ordinateur: avec lui, il peut tout aussi bien regarder des vidéos stupides ou il peut apprendre à coder. L’école (comme le parent) doit le guider à privilégier le deuxième choix.

Par ailleurs, il faut être aveugle pour ne pas constater que les jeunes d’aujourd’hui ont besoin et ont envie d’autres méthodes pédagogiques. Pour leur permettre d’apprendre, pour stimuler leur créativité, pour leur faire découvrir le monde, l’école doit oser bouger, innover, rompre avec les schémas d’enseignement du passé. C’est d’ailleurs en partie ce qui explique le succès toujours croissant des pédagogies dites alternatives. Nous sommes au XXIe siècle, ce n’est pas en restant artificiellement au XXe que l’école formera les adultes de demain.

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