Pourvu que cela fonctionne

Journaliste

Révolution et innovation wallonnes

Il y a ceux qui plaident pour un écosystème numérique ou disruptif unique en Belgique. Et puis, il y a la réalité vraie, celle sur le terrain. Charleroi n’est pas Liège, pas plus que Bruxelles n’est Gand.

Il n’y a pas qu’une seule Belgique en quête de renouveau économique et de transformation technologique, mais plusieurs. Et il n’y a pas qu’une seule manière d’y arriver, mais plusieurs.

En Wallonie, chaque grande ville possède son histoire économique, se distingue par ses talents et ses industries et par les hommes politiques qui en portent la vision. Mais au moins partagent-elles aujourd’hui ce même souci de reconversion, cette prise de conscience de la révolution qui est en marche et de l’opportunité qu’elle représente.

Il n’y a pas qu’une seule Belgique en quête de renouveau économique. Et pas qu’une seule manière d’y arriver.

Et chacune le fait avec les moyens et l’expérience dont elle dispose.

Dans le bassin carolo, Paul Magnette a lancé le mouvement avec un plan CatCh ambitieux et clairvoyant. Dans la Cité ardente, les finances de la Ville ont atteint leurs limites mais des acteurs publics et privés prennent le relais pour redynamiser le centre-ville en y créant un district numérique. Tout le monde met la main dans le cambouis.

Alors, on peut certainement critiquer ces initiatives, surtout lorsqu’elles engagent, même indirectement, l’argent du contribuable. On peut aussi argumenter qu’elles sont trop dispersées et qu’elles risquent de manquer de force de frappe.

Il faut, bien sûr, investir dans le développement économique avec bon sens et discernement. Mais on peut aussi saluer le fait que ces différents projets existent et qu’ils sont le fait d’hommes et de femmes – certes cachés derrière des institutions publiques ou privées – qui ont saisi l’importance des enjeux qui se jouent.

Pourvu que cela fonctionne.

Lire également

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés