Prêt à se battre pour Bruxelles?

©Sofie Van Hoof

Le projet de Didier Reynders pour la capitale

Didier Reynders, tête de liste MR à la Chambre pour Bruxelles, pose les bonnes questions pour l’avenir de la capitale. Et grosso modo, il apporte même de bonnes réponses pour que les Bruxellois se sentent mieux dans leur ville et que les navetteurs cessent de la détester. Il y a dans le livre-programme du candidat Reynders un certain nombre de propositions de bon sens. Développer rapidement et largement le réseau du métro. Accélérer la construction du RER, en lançant les tronçons bruxellois sans plus attendre. Recouvrir les tunnels de la petite ceinture pour restaurer une mobilité vivable en surface. C’est un langage auquel on a envie de croire, même l’espace d’un instant, faisant comme si le syndrome Nimby n’existait pas ou comme si certains politiques n’étaient pas allergiques au métro. Et surtout, comme si Bruxelles avait de l’argent.

Car le nerf de la guerre n’est pas le sujet principal de "Bruxelles pour tous, vaincre la fracture". Les travaux pharaoniques proposés par Didier Reynders sont extrêmement ambitieux mais ils ne sont hélas pas chiffrés. Cela ne signifie pas que la modernisation de Bruxelles serait impossible à financer. Mais en revanche, cela suppose une volonté politique inébranlable. Car si l’on veut sortir Bruxelles du marasme où elle s’enlise, les sources de financement de la Région n’y suffiront pas. En ce sens, c’est une bonne chose que Didier Reynders se présente à l’échelon fédéral, car c’est de là que pourrait venir une partie du salut.

C’est tout l’enjeu: le néo-Bruxellois est-il réellement prêt à se battre pour sauver la ville quelle que soit la coalition qui sera au pouvoir à la Région? Il a tout à prouver, car jusqu’à présent la solidarité du gouvernement fédéral (qui compte très peu de Bruxellois) avec la capitale du pays et de l’Europe n’a pas sauté aux yeux. Un seul exemple: le Palais de Justice de Bruxelles pourrit sur pied. L’État fédéral n’aurait pas les moyens de l’entretenir, dit-on. Et pourtant, les nouveaux palais de justice de Gand et d’Anvers ont coûté plus cher que la somme nécessaire à la remise en état du palais de Bruxelles. Le projet volontariste du candidat Reynders devra se traduire dans des actes concrets.

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