Publicité

Qui embarquera avec la Nieuw-Vlaamse Alliantie?

©Sofie Van Hoof

Un succès. Ample, incontestable, impressionnant même.

La Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA) a écrasé de sa superbe ce scrutin endeuillé par les ténèbres de l’antisémitisme.

Bart De Wever triomphe. Sobrement. L’Anversois a laissé les flambeaux des dernières élections communales à Anvers; les drapeaux à lion noir sur fond or n’ont pas griffé les écrans des téléspectateurs wallons et bruxellois. Tout concorde.

Comme l’a d’emblée affirmé le nouveau roi de Flandre: il veut prendre la main, revêtir un costume de Premier ministre et s’en donne les moyens symboliques...

Mettra-t-il son refrain indépendantiste en sourdine? Une montée de la N-VA à l’échelon fédéral sera à ce prix.

Au minimum. Car quel parti francophone osera poser un orteil dans une coalition avec les indépendantistes flamands? Le Parti socialiste qui semblait rester hier soir le premier parti du sud du royaume affiche un programme aux antipodes des textes de la N-VA. Le Mouvement réformateur, sur papier plus proche des visions économiques des nationalistes flamands, n’a cessé de clamer son allergie à la formation de Bart De Wever...

Mais ce lundi débute un nouveau chapitre. La période des invectives est terminée. Vont désormais commencer les discussions plus feutrées. Et plus intéressées.

La N-VA a pris des proportions qui la rendent plus difficilement contournable encore que voici quatre ans.

Pas incontournable. D’autant que les partis flamands qui ont participé au gouvernement fédéral n’ont pas été sanctionnés.

L’opposition des partis qui ont la main des deux côtés de la frontière linguistique (N-VA et PS) risque donc de mener à une impasse.

Mais des voies se dessinent pour éviter une crise d’un an et demi.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés