Rendons à Joseph ce qui appartient à Poelaert!

Journaliste

Le Palais de Justice de Bruxelles imaginé par Joseph Poelaert n’est aujourd’hui qu’un labyrinthe de courants d’air. D’air et d’influences, souvent contraires. Les défenseurs du Palais voulu par le "schieve architect" d’un côté, nombreux et mobilisés, et les opposants, de l’autre, puissants et organisés, se toisent. On se compte. On note les coups dans l’idée de les rendre. Plus tard. Plus fort. Les récentes mesures de sécurité instaurées à l’entrée du Palais n’y ont rien changé. Les courants d’air et d’influence passent toujours. Pourtant, le sort réservé à ce joyau de l’architecture est triste. A en pleurer. Qui se souvient du Palais sans les échafaudages? Je ne vois aucun doigt levé. Évidemment.

Peu à peu, l’édifice bâti en amont des Marolles est devenu le symbole d’un certain blocage. Politique, urbanistique et philosophique. Et la voie ouverte à une série de gabegies. La décision prise par le gouvernement (Di Rupo) de sortir la chaîne correctionnelle du Palais Poelaert est le plus solide clou du cercueil des défenseurs de ce qui reste encore aujourd’hui le plus grand palais de justice du monde.

Chaque année, le gouvernement (vous et moi) paie 20 millions d’euros de loyer pour les bâtiments dédiés à la Justice situés autour du Palais de Justice. Et on voudrait encore saler cette addition? Non merci. Rendons à Joseph ce qui appartient à Poelaert. Unissons les forces disponibles autour de la rénovation de ce symbole d’une Justice qui doit être forte et rapatrions-y ce qui peut l’être. Au nom d’une saine gestion. Et de Joseph Poelaert. Pour cela, il faudra s’entendre (amis du fédéral et de la Région, si vous nous lisez…) et faire preuve de créativité. Ce Palais tombe en ruines. Littéralement. Attend-on qu’il devienne insalubre? Avant de le démolir? Comme la maison du Peuple, imaginée par Victor Horta, démolie en 1965?

Et si on réfléchissait…

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