Revoir ses classiques

Dans le domaine économique, l’année qui se termine était un bon cru pour revoir ses classiques : indexation, déflation, stagflation, récession, déficit budgétaire… mais aussi reprise économique, retour de la croissance, envolée boursière et pour boucler la boucle, indexation négative.

Car l’année 2009 aura véritablement soufflé le chaud et le froid sur l’économie. Petit retour en arrière. Début 2009, la crise avait déjà frappé les entreprises mais pour les travailleurs qui avaient toujours leur emploi, c’était plutôt une bonne entrée en matière, avec l’indexation salariale du mois de janvier. Pour le reste, on était toujours plongés dans les suites de la crise de l’automne 2008.

Les valeurs bancaires continuaient à plonger en Bourse –ce n’est qu’au mois de mars qu’elles ont mis un terme à leur glissade infernale. Les économies occidentales s’enfonçaient l’une après l’autre dans la récession et les déficits budgétaires des Etats se creusaient –plans de relance oblige. Et les prix continuaient à baisser.

Puis, avec la reprise boursière, sont venus les premiers signes annonciateurs de la reprise tout court. En automne, la plupart des grandes économies ont annoncé le retour de la croissance, les prix ont (légèrement) repris le chemin de la hausse et l’indice Bel 20 à la Bourse de Bruxelles clôture finalement l’année avec une progression de plus de 30%, sa meilleure performance depuis 1998 !

Evidemment, cette reprise est encore fragile, soulignent les prévisionnistes. Et puis, surtout, elle ne peut pas masquer que l’année 2009 aura été marquée par des vagues de licenciements dans l’industrie en Belgique et par un nouveau record du nombre de faillites. Ce sont, en principe, les derniers effets les ravages que la crise a causés dans l’économie dite « réelle ». A voir, en 2010, donc.

M.M

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