Savoir ce que l'on veut

Le marché des OPA, des offres de rachat d’entreprises, s’est emballé ces dernières semaines. En tous cas, l’annonce de plusieurs opérations d’envergure et concernant des géants de l’industrie (GDF Suez, BHP Billiton, Intel, pour ne citer que ceux-là) a bel et bien sorti le marché des fusions et acquisitions de sa torpeur estivale. Fait intéressant, les rapprochements annoncés concernent davantage des entreprises " mûres " que des groupes émergents.

On remarquera donc d’autant mieux que la Belgique, jusqu’à présent, est particulièrement absente de ces grandes manœuvres. Au contraire, un groupe comme GDF Suez, qui a pourtant l’une de ses bases historiques dans notre pays, a multiplié les désinvestissements en Belgique depuis de nombreux mois.

 

Evidemment, il y a une explication à ce phénomène, et même plusieurs. La libéralisation du marché de l’énergie, le découplage entre la production et la distribution, les conditions posées par la Commission européenne pour donner son feu vert à la fusion entre Suez et GDF… Toutes ces évolutions ont entraîné d’importantes cessions d’actifs. Jusqu’à l’Etat belge qui a contraint le groupe à céder des implantations, estimant que GDF Suez dominait trop largement le marché national.

 

Car il faut savoir ce que l’on veut. On ne peut pas laisser les entreprises belges se faire racheter par des groupes étrangers sans rien faire pour les retenir, et en même temps pleurer sur la perte de nos fleurons nationaux. Pas plus qu’on ne peut demander à un des plus gros employeurs du pays de réduire sa part de marché, et ensuite déplorer qu’il n’ait plus autant que par le passé le cœur à l’ouvrage.

 

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