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Tous les Belges à Davos, ou presque

©Sofie Van Hoof

L'édition 2014 du forum économique mondial a eu ceci de particulier que, pour la première fois depuis 2007, on n'y a plus entendu prononcer le mot "crise".

Le Forum économique mondial de Davos, qui s’est clôturé samedi dans cette station huppée de la montagne suisse, n’est pas le lieu où se décide l’avenir du monde. Pas la peine de fantasmer là-dessus. Mais c’est par contre une excellente caisse de résonnance du moral des patrons, donc des entreprises et donc, de l’économie. Pendant quelques jours, ce sont en effet les principaux décideurs de la politique et de l’économie de la planète qui se retrouvent concentrés sur quelques kilomètres carrés. Or, l’édition 2014 a eu ceci de particulier que, pour la première fois depuis 2007, on n’y a plus entendu prononcer le mot "crise". Même si la patronne du FMI, Christine Lagarde, a un peu plombé l’ambiance en évoquant le risque d’une déflation en Europe, rien n’y a fait. Le thème du Forum était cette année "l’amélioration de l’état du monde", et les participants avaient décidé d’y faire honneur.

Cela tombe bien, c’était également le message que le Premier ministre Elio Di Rupo et le roi Philippe avaient emporté dans leurs bagages. Le nouveau roi est un habitué : comme prince héritier, il est venu très souvent à Davos et il y a tissé un réseau de contacts à toute épreuve. Quant au Premier ministre, depuis qu’il est en poste, il a rendu à la présence de la Belgique à Davos ses lettres de noblesse, jouant pleinement son rôle d’homme politique au-dessus de la mêlée – et de socialiste pragmatique. Cela dit, le nom de Davos ne fait plus hurler dans les milieux de gauche comme à la grande époque des forums altermondialistes. Et chacun s’entend pour reconnaître les mérites des rencontres bilatérales et autres "power dinners".

Sachant cela, beaucoup d’observateurs se sont demandés où étaient passés les ministres représentant la Région wallonne et la Région bruxelloise. Car le ministre-président flamand, Kris Peeters, lui, était présent à Davos, et bien présent. Renseignement pris, les Wallons et les Bruxellois ont estimé, soit que le Premier ministre faisait cela très bien sans eux, soit qu’ils avaient mieux à faire au sein de leur Région. Et puis, ils trouvent l’événement "trop mondain"... Ils sont bien les seuls, vu l’affluence des autres leaders... mondiaux. On peut quand même se poser la question : les Régions bruxelloise et wallonne pouvaient-elles se payer le luxe de bouder une telle occasion de faire des rencontres avec des industriels de haut niveau ?

 

 

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