Un parfum de liberté, un risque calculé

Newsmanager

Le Comité de concertation a adopté un "plan été" levant progressivement de nombreuses restrictions. La vaccination est la clé de voûte de ce déconfinement.

Cela n’a pas encore la saveur d’une vie normale. Mais cela en a déjà le parfum. Le comité de concertation a adopté ce mardi un plan en plusieurs étapes qui lève enfin une partie des restrictions imposées à nos libertés. On ne peut que se réjouir de ces perspectives positives pour les secteurs martyrisés comme l’horeca, l’événementiel et la culture, pour les salariés qui n’en peuvent plus du télétravail, pour le sport et les camps de jeunesse, pour notre vie sociale.

Ce "plan été" n’est pas forcément parfait. Tout n’est pas réglé. Il y a encore des incertitudes, notamment sur les voyages. Surtout, la menace sanitaire n’est pas dissipée. Ce virus maudit continue à faire des dégâts importants en termes de santé publique. Et il nous a déjà réservé tant de mauvaises surprises…

Mais les décisions ont le mérite d’être cohérentes et d’offrir des échéances et de la visibilité. La stratégie est claire et assumée: on passe d’une gestion de crise à une gestion de risques. Un choix pragmatique déjà perçu lors des derniers comités de concertation et qui est encore plus abouti cette fois. L’influence des experts s’est réduite: le pari est fait de relâcher la pression pour la population, en priant pour que les chiffres de la pandémie continuent à évoluer dans le bon sens.

Les aides doivent sans doute être mieux ciblées et conditionnées. Mais elles ne peuvent être arrêtées trop tôt.

Ce qui permet ce risque calculé, la clé du déconfinement, c’est la vaccination. Insistons donc sur la nécessité absolue pour chacun de se faire vacciner au plus vite, à la fois pour se protéger soi-même, mais aussi par civisme. On a souvent, y compris dans ces colonnes, dénoncé l’amateurisme de nos gouvernants dans la gestion de l’épidémie. Force est de constater que, désormais, et après des débuts poussifs, la campagne de vaccination fonctionne bien. À chacun d’entre nous de jouer son rôle. Pourvu que la méfiance palpable d’une partie de la population envers le sérum d’AstraZeneca ne vienne pas casser cette belle dynamique.

Progressivement, la Belgique reprend le chemin d’une vie plus normale. Mais il ne faut pas oublier que les conséquences de la crise vont perdurer longtemps encore. Au niveau économique, de nombreuses entreprises, plusieurs secteurs, continuent de souffrir et ne se relèveront pas du jour au lendemain. Cela signifie qu’il reste nécessaire de leur apporter un soutien. Par rapport à ce qui s’est fait jusqu’ici, les aides doivent sans doute être mieux ciblées et conditionnées. Mais elles ne peuvent être arrêtées trop tôt.

Lire également

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés