Un symbole de bonne gestion

©Nima Ferdowsi

C’est historique: lundi, le rendement des obligations belges à dix ans est tombé en dessous de 3 %. Partout en Europe, les taux des obligations étatiques se détendent. Rien à voir avec l’été. Le recul des rendements des dettes gouvernementales résulte de la méfiance actuelle des investisseurs à l’égard des actions et, par extension, des entreprises cotées.

C’est historique: lundi, le rendement des obligations belges à dix ans est tombé en dessous de 3 %. Alors qu’elles affichaient encore un taux d’intérêt supérieur à 3,5 % en juin, les Olo (obligations linéaires — lineaire obligaties) ne rapportent donc plus grand-chose, compte tenu de l’inflation, mesurée à 2,4 % en juillet. Le phénomène n’est pas propre à la Belgique. Partout en Europe, les taux des obligations étatiques se détendent. Rien à voir avec l’été. Le recul des rendements des dettes gouvernementales résulte de la méfiance actuelle des investisseurs à l’égard des actions et, par extension, des entreprises cotées. Depuis mardi dernier, jour où la Réserve fédérale a dressé un portrait plutôt sombre de l’économie mondiale, les marchés supposent que les entreprises ne feront pas de bonnes affaires dans les mois qui viennent. Ce rejet de la prise de risque conduit naturellement les investisseurs vers les obligations étatiques, plus sûres. Pour ce type d’actif, plus la demande augmente, plus la rémunération diminue. La détente des taux d’intérêt obligataires traduit donc un retour des inquiétudes des investisseurs. Ce sentiment est généralisé. Aux Etats-Unis, la croissance économique sera limitée cette année. Au Japon, l’économie a subi un coup de frein au deuxième trimestre. En Chine, le ralentissement se précise. Et en Europe, la rigueur budgétaire qui se prépare ne crée pas des conditions très favorables à des profits élevés dans les mois à venir. Dès lors, partout, les actions sont boudées au profit des obligations gouvernementales de qualité. Les Olo belges en font partie, ce qui offre à notre pays l’avantage de pouvoir refinancer sa dette à un taux attrayant. On peut se réjouir qu’aux yeux des investisseurs, les titres de dette de la Belgique restent des placements sûrs. Les marchés considèrent que nos dirigeants sont de bons gestionnaires. Espérons que les futurs dépositaires de la puissance publique conserveront cette confiance.

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