Une question de courage

Il faudra certainement bien plus que cinq minutes de courage politique pour résoudre le problème lié au vieillissement de la population, mais il en faudra, du courage, à nos élus, c’est certain.

Il faudra certainement bien plus que cinq minutes de courage politique pour résoudre le problème lié au vieillissement de la population, mais il en faudra, du courage, à nos élus, c’est certain.

Du courage, d’abord, pour prendre le problème à bras-le-corps, sans plus se cacher derrière des conférences, tables rondes et autres livres verts (ou blancs). 

Du courage ensuite, pour admettre les constats. Les chiffres avancés hier par le Comité d’étude sur le vieillissement ne sont que des projections. Rien ne dit qu’un redressement de la natalité n’améliorera pas le rapport de force entre plus jeunes et plus âgés (à condition que ces jeunes travaillent…). Mais la tendance de fond est là. Le coût du vieillissement augmentera inéluctablement.

Du courage, il en faudra aussi au prochain attelage gouvernemental pour ne pas se cacher derrière la réforme de l’État et éluder les problèmes concrets que rencontreront les générations futures pour financer les pensions de leurs aînés. Nos pensions, mais aussi celles de nos enfants. 

Du courage enfin, pour forger un accord politique entre des formations que beaucoup de points opposent.

L’horizon 2060, cela peut sembler loin, très loin. Mais l’unique type de mesure à prendre ne se met pas en place en un jour. Les mentalités sont lentes à changer. Il faudra des années pour parvenir à gagner trois ans de carrière, comme le préconisent les organes consultatifs du gouvernement, et comme l’admettent d’ailleurs tous les partis politiques. À titre d’exemple, certains de nos voisins européens ont planifié un relèvement de l’âge de la retraite s’étalant jusqu’en 2030, voire 2050. 

La réflexion a été – longuement – menée sous la précédente législature. C’est donc maintenant qu’il faut agir. Nos hommes politiques ont quatre ans devant eux. Ce devrait être suffisant pour mettre sur les rails une solide réforme et garantir un avenir serein à nos seniors. À condition d’en avoir le courage. 

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