Une réaction forte s'impose

Les actes extrémistes se multiplient depuis des semaines à travers l'Europe. Quand ces "incidents" deviennent systématiques, il faut que les démocrates martèlent que le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme ne sont jamais acceptables.

Depuis plusieurs jours, l’Allemagne est secouée par des manifestations de l’extrême droite, ponctuées par des "chasses aux étrangers", des violences et des saluts hitlériens. Un choc pour ce pays. La chancelière Angela Merkel a dû monter au créneau pour marteler que cette haine de rue n’a pas sa place dans un Etat de droit. Elle a mille fois raison.

L’agitation extrémiste rappelle la sombre période de la République de Weimar, le régime démocratique, mis en place à la fin de la Première guerre mondiale, qui a finalement été balayé par la montée du nazisme.

De nombreux politiciens ont fait des migrants et des étrangers des boucs émissaires commodes.

Aujourd’hui, force est de constater que les "incidents" xénophobes se multiplient. Ils sont de moins en moins isolés. Pas seulement en Allemagne. Mais partout en Europe. Chez nous, dernier exemple en date: à Aarschot, il y a quelques jours, un jeune homme de 15 ans a été poussé sur les voies d’un train au cours d’une agression à caractère raciste.

On n’oublie pas les déferlements de haine quotidiens sur les réseaux sociaux, qui n’émeuvent plus grand monde. Du Premier ministre hongrois Viktor Orban au ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini, de nombreux politiciens ont fait des migrants et des étrangers des boucs émissaires commodes de tout ce qui ne va pas sur leur lopin de terre. Une stratégie pensée, huilée, dont ils tirent un évident bénéfice électoral en attisant les peurs. Une communication pourtant tellement dangereuse car elle libère la parole et, désormais de plus en plus souvent, les actes.

Cette montée de l’extrémisme appelle une réaction forte des démocrates. À ce stade, elle nous semble trop faible. Il faut marteler que le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme ne sont jamais acceptables. Pas une seule fois.

Le racisme n’est pas une opinion. C’est un délit. Et l’état de droit doit toujours prévaloir. Il ne s’agit pas de minimiser les inquiétudes des citoyens. Il faut reconnaître que les migrations posent des défis importants à nos sociétés. Mais il faut rappeler, aussi, que l’immigration n’est pas qu’un problème. Elle apporte aussi une plus-value, entre autres sur le plan économique.

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