Y a-t-il un pilote dans le Thalys?

Journaliste

Le vaudeville permanent à la SNCB.

Il y a des semaines comme ça où la Belgique se rappelle qu’elle est championne du monde du surréalisme. Alors que partout sur le globe, on considère le train comme un des moyens de transport du futur, en Belgique, certains s’échinent à le démolir. Car, enfin, que doit-on endurer depuis quelques jours?

Jacqueline Galant a indiqué la semaine dernière qu’elle allait prendre ses responsabilités. Oui mais quand?

On ne va pas revenir sur le fait que les trains sont en retard et que le service est médiocre. On sait. Mais là, on vient d’apprendre qu’il faudra (peut-être) payer le billet de train plus cher aux heures de pointe — dans un avenir proche. C’est à l’étude. On a des trains en retard mais en plus ils risquent de devenir plus cher. Vous suivez? Tant mieux car le cirque à la SNCB ne s’arrête pas là: la guerre que se livrent les deux boss du rail, Jo Cornu et Jean-Claude Fontinoy, n’est pas de nature à résoudre les problèmes qui sont ceux de la SNCB. Doit-on laisser deux septuagénaires se disputer — qui plus est de la sorte sur la place publique?

Et à la question "faut-il oui ou non que la SNCB aille gagner de l’argent (ou en perdre) dans des opérations immobilières en Jamaïque et en Inde?", on n’a pas encore vraiment reçu de réponse. Un audit a été lancé par la ministre de tutelle Jacqueline Galant. C’est un petit pas.

La ministre de tutelle, nous y voilà. Avec son parler franc, Jacqueline Galant ne craint rien ni personne. Pas même les chiffres. Ainsi la manière très peu convaincante dont elle a tenté d’illustrer, mardi, le pourquoi de la suppression du Thalys wallon ne surprend-elle plus grand monde. Ni elle ni l’opinion publique: d’ailleurs, Jacqueline Galant dope sa popularité avec les caricatures qu’on dresse d’elle-même. Mais — hélas pour elle — on ne gouverne pas avec des caricatures, sinon Kroll et Vadot seraient au gouvernement. Le Premier ministre Charles Michel croit en Jacqueline Galant, il ne cesse de répéter qu’elle peut devenir la Maggie De Block wallonne. On n’en est pas encore convaincu. De la SNCB au survol de Bruxelles, Jacqueline Galant a hérité avec la Mobilité d’un des portefeuilles les plus sensibles de cet exécutif fédéral. La semaine dernière, elle a indiqué qu’elle allait prendre ses responsabilités. Oui mais quand?

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