Athènes post-virus sera piétonnier

©Photo News

Revue de presse de Kathimerini

La crise du coronavirus va-t-elle profondément changer la manière de se déplacer dans le centre d’Athènes? À l’instar de nombreuses grandes et petites villes européennes qui ont vu dans la pandémie de coronavirus l’occasion d’introduire des restrictions de circulation, Athènes va prendre des mesures radicales au profit des piétons et des cyclistes.

Les voitures seront ainsi interdites dans le centre historique de la capitale grecque durant trois mois, à partir de la mi-juin, afin d’offrir plus d’espace aux piétons et mieux tenir compte ainsi des mesures de distanciation physique.

Cette décision, qui pourrait être prolongée de trois mois, est considérée comme la phase pilote d’un projet beaucoup plus ambitieux annoncé par la municipalité d’Athènes, et approuvé la semaine dernière, prévoyant la création d’un grand réseau piétonnier unifiant les centres-villes de la capitale grecque.

Le plan, qui constitue le projet urbain le plus important dans la capitale depuis la fin de la dernière décennie, prévoit d’interdire les voitures dans les deux grandes sections du centre-ville: le "triangle commercial" et la zone emblématique de la Plaka. Les résidents permanents, les transports publics et les véhicules de service seront toutefois exemptés de l’interdiction.

Très concrètement cela signifie que la circulation sera contrôlée par la police et par des moyens électroniques. L’espace supplémentaire ainsi créé pour les piétons et les vélos sera séparé de la route par des jardinières et du mobilier urbain.

Parallèlement, dans les prochains jours, les propriétaires de restaurants, de cafés et de bars pourront soumettre une demande auprès de la municipalité d’Athènes pour obtenir plus d’espace sur les trottoirs afin d’y placer des chaises et des tables.

L’étude qui a servi de base à ce projet de réaménagement montre que le temps que les automobilistes passent dans les zones concernées par le plan de réaménagement n’augmentera, dans le pire des cas, que de 4%, voire pas du tout. Elle montre aussi que le projet, dont le coût est estimé à 50 millions d’euros, va réduire de 20% les temps de trajet des bus dans le centre-ville.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés