Cette crise est le moment idéal pour augmenter les salaires

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Malmenées par la crise du coronavirus, les entreprises commencent à réaliser qu’elles ont tout à gagner à payer des salaires plus élevés, relève le Financial Times.

La pandémie a ravagé les profits des entreprises. C’est donc le moment idéal pour accorder une augmentation aux employés... Cela peut sembler pervers au moment où les compagnies aériennes et l’horeca mettent en garde contre de nouveaux licenciements, où d’innombrables travailleurs ont vu leur salaire réduit par des employeurs qui se démènent pour économiser de l’argent, et où les gouvernements doivent payer les entreprises pour qu’elles conservent leur personnel.

Mais pour les entreprises qui se sont suffisamment stabilisées pour planifier l’après Covid-19, la crise a créé à la fois un impératif et une opportunité de réexaminer le coût du travail.

Ces entreprises sont des multinationales de taille disproportionnée. Leurs dirigeants ont passé les deux dernières années à crier sur tous les toits qu’ils ont des responsabilités envers davantage de parties prenantes que les seuls actionnaires. Ils se sont engagés à "reconstruire en mieux" et ont fait vœu sur leurs comptes Instagram de remédier aux inégalités raciales après la mort de George Floyd.

Mais quel meilleur système devraient-ils essayer de construire? Avec une croissance soudainement plus difficile à obtenir, la réponse doit inclure une classe moyenne plus large et plus robuste.

Lorsqu’il a doublé les salaires en 1914, Henry Ford a sans doute été davantage motivé par l’idée de réduire le coûteux roulement du personnel que par le fait de permettre à ses travailleurs de s’offrir des modèles T. Il est néanmoins clair depuis longtemps que le versement d’un salaire décent peut aider une entreprise à être compétitive et à prospérer dans des économies axées sur la demande des consommateurs.

De fait, la stratégie de Ford revient à la mode, car de plus en plus d’entreprises arrivent à la conclusion que des salaires plus élevés se paient d’eux-mêmes grâce à une rotation du personnel moins élevée, à un engagement plus fort et à un plus grand nombre de consommateurs ayant de l’argent à dépenser.

C'est vrai depuis longtemps. Ce qui a changé, c'est que le coronavirus a accru l’attention portée à la faiblesse des salaires offerts par certaines entreprises et celle des investisseurs pour les facteurs "sociaux".

Cet article publié dans le Financial Times a été traduit et résumé par nos soins. https://www.ft.com/

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