"Faire entendre encore plus fort la voix des jeunes"

Audrey Hanard, la nouvelle présidente du Groupe du Vendredi. ©A.de Wilde

Audrey Hanard prend la présidence du Groupe du Vendredi, "think tank" de jeunes de 25 à 35 ans.

Quatre ans après sa création par le professeur Jonathan Holslag et Brieuc Van Damme, avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin, le Groupe du Vendredi a une nouvelle présidente en la personne d’Audrey Hanard ainsi qu’un nouveau vice-président, Sam Proesmans.

Audrey Hanard, 32 ans, est actuellement "Philanthropy & impact investing manager" chez Telos Impact. Par le passé, elle a lancé la start-up Spectralys Biotech et a travaillé comme consultante pour McKinsey. Ingénieur de gestion de la Solvay Brussels School, elle a aussi décroché un Master of Public Administration à l’Université de Columbia. Assurément, un très beau CV. "Pouvoir débattre au plus haut niveau, en tant que jeune, d’importants problèmes sociaux et parvenir à avoir un impact avec des idées originales me procure une énorme satisfaction" dit Audrey Hanard, qui entend donner de nouveaux accents au "think tank" afin de faire entendre encore plus fort la voix des jeunes. "Cela me paraît plus que jamais indispensable dans le contexte actuel".

Sous sa présidence, le Groupe du Vendredi veut se pencher sur une série de sujets. Notamment, élections obligent, un programme européen pour la jeunesse dans l’optique du scrutin européen de 2019. Le Groupe veut aussi examiner une stratégie pour réduire le taux de réincarcération dans les prisons belges. On le voit, les sujets sont très divers.

Autre initiative intéressante, dans le cadre du fameux débat sur l’allocation universelle, le Groupe du Vendredi veut lancer une application web visant à donner à l’ensemble de la population belge l’occasion de simuler son scénario de revenu universel de base "idéal". Le Groupe utilisera ensuite ces données anonymes pour mieux dresser la carte des préférences des Belges en matière de revenu universel.

Approchant de l’âge limite des 35 ans, Brieuc Van Damme, qui cède la présidence, se dit très satisfait du fait que, durant ces quatre dernières années, le Groupe du Vendredi a réussi à faire bouger certaines lignes. Il prend l’exemple de la note à la Commission des Pensions présidée par Frank Vandenbroucke. "Elle laissait la parole à un groupe pluraliste de jeunes qui entrent à peine en ligne de compte dans le débat, alors que l’on discute en premier lieu de ‘leurs’pensions!" dit-il dans un communiqué.

Charte de déontologie

Autre apport du Groupe, la charte pour davantage de déontologie dans les cabinets ministériels. "Elle a obtenu le soutien du Premier ministre et différents parlementaires ont utilisé notre input pour les débats dans la Commission Déontologie du Parlement fédéral".

Mais pour Brieuc Van Damme, l’un des plus beaux messages reçus l’année passée est celui d’une directrice d’école à Bruxelles. "Elle avait vu notre mini-documentaire sur le mur de 2 km de long qui sépare les écoles francophones et néerlandophones dans notre capitale et, après 15 ans de mutisme, elle avait rapidement cherché le contact avec son égal francophone de l’autre côté du mur de la cour de récréation afin d’intensifier la collaboration malgré la réglementation kafkaïenne à ce sujet".

Tous les deux mois, les membres du Groupe du Vendredi se réunissent pour brainstormer du vendredi midi au samedi midi. L’Echo publie les contributions du Groupe toutes les deux semaines. Le vendredi, bien évidemment...

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