Le jour où jouer en streaming dans sa chambre est devenu un job à part entière…

Revue de presse du jour dans le Financial Times

Beaucoup d’adolescents rêvent d’être payés une fortune pour jouer à des jeux vidéo dans le confort de leur chambre. Les parents peuvent bien se moquer, la plateforme vidéo Twitch a transformé ce fantasme en réalité. Lancé en 2011, Twitch attire 15 millions de téléspectateurs par jour sur son site qui y regardent jouer, en streaming, les meilleurs joueurs du monde. "Certains d’entre eux gagnent ainsi des millions de dollars", confirme Kevin Lin, cofondateur de Twitch.

Il n’y a pas si longtemps, il aurait été impossible d’imaginer que quelqu’un puisse gagner de l’argent de cette façon ou que jouer à des jeux vidéo puisse être décrit comme un job. L’industrie des jeux vidéo est, en réalité, un exemple de l’évolution de la demande des consommateurs qui alimente de nouvelles possibilités d’emploi. Ce marché pèse 120 milliards de dollars par an, et est plus important que celui de la télévision, de la musique ou du cinéma. Il croît aussi beaucoup plus vite.

La grande question est de savoir si plus d’emplois seront créés par la technologie que détruits. Et comment s’y préparer? Certains établissements d’enseignement s’y attelle. Par exemple, eCampus, une université italienne en ligne, qui propose un programme de trois ans sur les médias sociaux, axé sur la psychologie de la mode, la sémiotique et les technologies de l’information. Les entreprises établies, elles, sont confrontées à un défi plus difficile: recycler leurs employés. Pour Irene Petrick, directrice de l’innovation industrielle chez Intel, il est indispensable d’améliorer la dextérité numérique des employés au travers de programmes d’apprentissage courts et faciles à assimiler, dans des formats qui plaisent à la jeune génération comme les podcasts YouTube.

Autre idée soutenue par Henry Chesbrough (Berkeley). Il recommande de modifier les règles comptables afin d’encourager les entreprises à traiter l’investissement en capital humain aussi favorablement que celui en capital-actions. Permettre aux entreprises d’amortir leurs dépenses de formation dans le temps constituerait une véritable incitation à investir davantage dans le capital humain. Les entreprises affirment régulièrement que leurs employés sont leur plus grand atout. Il est temps de les valoriser en tant que tels.

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