Les coulisses de la rédaction

Michael O'Leary incompris? ©Bloomberg

Quand Ryanair parle de la procédure… Peugeot. Retrouvez ici les coulisses de la rédaction.

Quand Ryanair parle de la procédure… Peugeot.

On entend souvent dire que Ryanair a du mal à comprendre et à s’adapter à la législation locale des pays où elle opère. On ne compte plus les bras de fer pour que la compagnie low cost se conforme à la législation des pays hôtes.
Et comme tout est nouveau ou presque pour elle, cela s’accompagne presque toujours de couacs. Payer des indemnités de chômage ? Ce sont les systèmes informatiques (IT) qui ne suivent pas. « Comment ça marche déjà en Belgique ? Laissez-nous le temps de nous adapter », clame ainsi à l’envi la société irlandaise.
C’était donc déjà une petite victoire pour les syndicats quand Ryanair a récemment accepté de respecter la loi belge sur les restructurations, après avoir tenté un accord au forceps sur des réductions de salaires et d’effectifs.
Lors de l’interview accordée cette semaine à L’Echo, le patron de Ryanair Michael O’Leary parlera « de confrontation avec les syndicats dans le cadre de la procédure… Peugeot ». Impossible de savoir s’il l’a fait volontairement ou pas. Après tout, Renault et Peugeot sont deux constructeurs français.
Jamais avare de bons mots, souvent avec une pointe de cynisme, une interview de Michael O’Leary s’apparente pour le journaliste à un véritable cours de traduction d’expressions inconnues pour les «bloody Belgians»» que nous sommes.

En grande pompe

Jean-Paul Servais et la reine Mathilde visiblement intéressée. ©BELGA

Le WikifinLab, le centre d’éducation financière de la FSMA, a ouvert ses portes. Il aurait dû être inauguré en mars dernier, mais la pandémie en a décidé autrement. Mais si le centre a pu ouvrir, l’ombre du coronavirus n’a pas disparu: les bouteilles de gel hydroalcoolique sont présentes en nombre dans les couloirs et des stylets sont distribués pour toutes les interventions sur les écrans tactiles. Quant au président de l’Autorité des services et des marchés financiers, Jean-Paul Servais (photo), il ouvre les portes par le biais de sa manche, sécurité oblige.
Cette inauguration en grande pompe s’est faite en présence de la reine Mathilde, des ministres Muylle, De Croo (qui veut déjà convaincre l’école de ses enfants d’y venir prochainement), des ministres-présidents Jambon et Jeholet et du commissaire Reynders. Si deux écoles (de Zaventem et Laeken) ont pu entourer la Reine, les journalistes et les porte-parole des officiels suivaient les discours sur écran, cantonnés dans une pièce.
Reste maintenant au WikifinLab à attendre une reprise globale des sorties scolaires…

La reconversion de Michel Lecomte

Le futur consultant Michel Lecomte ©BELGA

Le patron des sports à la RTBF entend bien rester actif. Pour un bel hommage, ce fut un bel hommage: d’Eddy Merckx à Justine Henin en passant par Eden Hazard et Jacques Borlée, le monde du sport a rendu un hommage aussi vibrant qu’unanime lundi soir sur le plateau de La Tribune, à Michel Lecomte, l’emblématique patron des sports de la RTBF qui s’apprête à partir à la retraite. Le Namurois ne compte pas profiter de ses temps libres pour se vautrer dans son canapé et regarder le sport à télévision, il a bien l’intention de rester actif. Il vient ainsi de créer MLEC Consulting, une SRL dotée de 2.500 euros de capital. Comme son nom l’indique, son fondateur s’apprête à mettre ses compétences à disposition du monde du sport business, comme consultant : "Je songe notamment à la négociation de droits audiovisuels ou au média training. Je ne me fixe aucun objectif, ce sera une activité non permanente, mais je crois pouvoir apporter mon expérience en matière sportive", confie-t-il. Gageons qu’il ne devrait pas rester longtemps les bras croisés.

C’est promis, Georges-Louis viendra…

Georges-Louis Bouchez, partie remise à Liège. ©Photo News

►…S’il est bienvenu. Les Liégeois étaient chauds comme des boulets, mercredi soir. L’antenne locale du B19, située dans le haut lieu historique du Bocholtz, devait accueillir Georges-Louis Bouchez pour un dîner-conférence qui s’annonçait haut en couleur. C’était sans compter ce satané Covid et le test positif subi la veille par Egbert Lachaert. GLB a longtemps hésité. Pour le président du MR testé, lui, négatif, les mesures de sécurité (distance de plus d’1,5 mètre et le port du masque) avaient toujours été respectées lors de ses derniers entretiens avec son homologue de l’Open VLD, préformateur royal. «Modifier l’agenda, c’est démontrer qu’on n’a justement pas respecté les règles, qu’on est suspect », a longtemps soutenu Bouchez à ses collaborateurs… avant d’opter pour une approche plus défensive et de renoncer à prendre le risque d’être épinglé. « Il est important de prendre des précautions et surtout d’éviter les polémiques et les incompréhensions », s’est finalement excusé le Montois, dans une vidéo postée sur les réseaux, à l’heure de prendre la route. Pas une annulation, un report. Rendez-vous en Principauté le 23 septembre. C’est promis, Georges-Louis viendra.
« On a donné à boire à nos membres. Ils ne lui en veulent pas », nous assure-t-on du côté du B19 de Liège où on comprend, même s’il aurait été « un peu plus facile » d’être prévenu « un petit peu plus tôt ».
Là où on râle sec, c’est à la RTBF, par contre. Laissé en plan par le président du MR quelques heures avant la diffusion « en live » de « Jeudi en Prime », François De Brigode n’en revient toujours pas. « C’est du jamais vu». Pas sûr qu’on redéroule le tapis rouge aussi vite à Reyers qu’à Liège.

Tabou automobile

Salon ou pas salon en 2021. ©Photo News

S’il y a une institution peut-être aussi immuable que la monarchie en Belgique, c’est le Salon de l’auto. Alors quand le coronavirus frappe et que la question légitime de son organisation en janvier prochain fait surface, un certain silence gêné s’organise dans le secteur. Un véritable tabou s’est même installé dans ce dossier.
Hyundai a été la première marque à sortir du bois dans nos colonnes. Elle ne participera pas. William Meerschaut, le directeur de la communication du groupe Alcomotive qui importe la marque en Belgique, siège au comité organisateur qui doit se réunir le 22 septembre prochain. « Pas sûr qu’on lui servira un bon café », sourit une source. En réaction à notre article, la Febiac s’est voulue rassurante. L’ambition est toujours d’organiser le salon et la grande majorité des marques a donné son accord.
Mais une autre marque a aussi décidé de ne pas participer au Salon en raison des incertitudes sanitaires et des conditions d’organisation trop strictes. L’Echo a appris qu’il s’agit de Mitsubishi. La marque importée par Beherman nous explique qu’elle avait déjà pris la décision avant les vacances.
Il semble que les organisateurs du salon veulent à tout prix éviter qu’une non-participation devienne un sujet d’actualité. En coulisses, plusieurs clans se forment néanmoins entre ceux qui voudraient juste que l’on essaye d’organiser un salon avec un peu moins de monde et ceux qui voudraient qu’on travaille déjà à un plan B coordonné au niveau du secteur. Car une chose est sûre, si l’événement draine deux, voire trois fois moins de visiteurs que d’habitude, de nombreux membres voudront que le budget soit diminué en conséquence. «Tout le monde au sein de la Febiac désire qu’il y ait quelque chose autour de l’automobile en janvier. La vraie question, c’est comment veut-on le faire», nous glisse-t-on.

Cherchez l’intrus

Karel De Gucht avec une nouvelle casquette. ©ID/ photo agency

Testé négatif, masqué et bravant tous les dangers, Sa Majesté le Roi visitera l’installation de panneaux solaires récemment posée sur le toit de la Gare maritime de Tour & Taxis à Bruxelles, mercredi prochain. Le motif de ce déplacement à haut risque, avec un passage par la toiture rénovée? Le lancement par Brusol de la plus grande centrale solaire régionale à ce jour.
Parmi les édiles publics et privés présents dans la traîne royale, sont annoncés notamment la secrétaire d’Etat Barbara Trachte, la CEO de Sibelga Marie-Pierre Fauconnier, le président du conseil de Brugel, Thibaut Georgin, Max Jadot (CEO de BNP Paribas Fortis), Thomas van Craen (CEO de Triodos), Philippe Close (bourgmestre de la Ville de Bruxelles), le baron Luc Bertrand (président d’AvH)… et un certain Karel De Gucht. L’homme politique belge, ancien commissaire européen, professeur de droit européen, a toujours eu un pied côté public et l’autre – ou les autres - dans les affaires privées, chez Proximus, ArcelorMittal ou CVC Capital Partners notamment. Ici, c’est en qualité d’administrateur chez EnergyVision que sa présence électrique est justifiée dans la suite royale. L’invitation ne dit pas si le vin servi à l’issue de la cérémonie sera celui produit par la famille De Gucht dans ses vignobles du Chianti.

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