Les coulisses de la rédaction

La Bourse de Bruxelles, c'était avant. Avec un beau parquet... ©Photo News

Chaque semaine, L'Echo vous livre quelques informations récoltées dans les coulisses.

Un petit bout du parquet boursier chez vous...

Si vous rêviez d’installer chez vous le parquet de la Bourse de Bruxelles, c’est malheureusement trop tard… Le mercredi 7 octobre était le dernier jour pour formuler une offre dans une urne scellée et placée dans le vénérable Palais de la Bourse, bâtiment appelé à être transformé, tout au moins en partie, en temple de la bière.
Mercredi, on ne se bousculait pas vraiment à la petite entrée (par une porte de service) rue de la Bourse, en face du site archéologique. Une volée d’escaliers, et on découvre les dizaines de lots d’une vingtaine de mètres carrés destinés à la vente. Pas de prix de référence ou prix de départ pour formuler une offre. Les meilleures offres remporteront la mise. Résultat de la vente: ce 13 octobre dans une salle du Mont-de-Piété. Selon nos informations, des entrepreneurs et des architectes sont venus se renseigner dès la première visite du 30 septembre. Ils pourraient avoir effectué une offre pour la totalité ou pour une grande partie du parquet. Tant pis pour les particuliers et les nostalgiques. Le patron d’Euronext Bruxelles, Vincent Van Dessel, qui a pris ses quartiers rue du Marquis, n’en fait pas partie. Il nous dit ne pas avoir effectué d’offre pour ce bout d’histoire. "Le passé n’est pas ma préoccupation première".
À la Ville de Bruxelles, on ne voulait pas conserver ce parquet qui n’était pas présent à l’origine du bâtiment et qui risquait de s’abîmer au fil du temps. Le rez-de-chaussée du bâtiment sera ouvert au grand public, permettant un passage de la place de la Bourse vers les petites rues à l’arrière. Aux étages, c’est un musée de la bière équipé d’une terrasse qui est prévu. "Les temps changent", comme le chantait Bob Dylan…

Nicolas Lhoist et l’amour du foot

Nicolas Lhoist. ©Anthony Dehez

Un de nos facétieux collègues parle déjà du "Marc Coucke wallon". Nicolas Lhoist, multi-entrepreneur (People First, Knokke Out…), héritier d’une des familles les plus riches du pays, qui a fait fortune dans la chaux, est aussi président du club de foot de Rochefort, actif en D3 amateurs. Si on vous en parle, c’est parce que c’est l’événement ce samedi à Rochefort. Le club accueille, dans le cadre du cinquième tour de la Coupe de Belgique, les professionnels du RWDM, équipe qui milite en D1B, antichambre de la Jupiler Pro League (D1A). Nous, au vu de son pedigree, on l’aurait davantage vu à la tête d’un club de hockey, plutôt que dans la buvette d’un club de foot de province. Mais basta, les clichés: Nicolas Lhoist et ses deux frères ont, paraît-il, un vrai attachement à la région de Rochefort, même si le groupe familial ferraille plus souvent qu’à son tour avec les moines de la célèbre abbaye trappiste locale pour, on vous passe les détails, des questions de pompage d’eau de la source de la Tridiane. Mais on s’égare. Revenons au foot. Comme pour ses affaires, celui qui est aussi supporter du Standard nourrit de grandes ambitions. Il y a deux ans, il a contribué à sauver le club local de la faillite. Il y a investi de l’argent pour le moderniser, notamment en lançant avec d’autres partenaires une école des jeunes performante. Son rêve? "Monter" d’ici 2027 en D1A amateurs, soit le 3e niveau de foot belge après la D1A et la D1B. Des ambitions qui font penser à Marc Coucke, certes, mais aussi à un autre entrepreneur emblématique, wallon celui-là: Salvatore Curaba, fondateur d’Easi, entreprise de l’année 2018 et sauveur de son club de cœur, La Louvière. Ah, l’amour du foot…

Avis aux créateurs de fritkot

Roland Gillet. ©BELGAIMAGE

Roland Gillet ne sait toujours pas faire des frites… Le professeur de finance sait parler aux étudiants. Invité de la faculté Warocqué d’économie et de gestion de l’Université de Mons lors d’une conférence conjointe avec l’Ecofin Club Mons-Tournai-Mouscron, il en a fait la démonstration. Dans le contexte de cette crise du Covid qui décidément ne facilite pas la vie des jeunes, le professeur de la Sorbonne a encouragé les étudiants à croire dans leurs projets d’entreprise et surtout à bien préparer leur plan financier. "Certains grands entrepreneurs ont parfois débuté dans un garage. Mais il ne suffit pas d’acheter un garage pour devenir célèbre, cela se saurait." Et puis, il a une nouvelle fois admis qu’il faisait toujours très mal les frites. Une petite histoire (belge) qui fait toujours rire les Français de la Sorbonne. Si Roland Gillet devait s’installer au bord d’une route belge pour vendre des frites mais que le projet est mal ficelé et qu’il ne maîtrise pas la cuisson des pommes de terre, c’est la faillite assurée. Et cela, même si les taux d’intérêt sont comme aujourd’hui à des niveaux plancher. Avis aux futurs créateurs de fritkot…

Le facteur au pied de la lettre…

Jean-Paul Van Avermaet, CEO de bpost ©BELGA

Le facteur sonne toujours deux fois. On peut vous le confier en exclusivité : le CEO de tous les facteurs de Belgique, Jean-Paul Van Avermaet, fait aussi les choses en deux fois. Mardi dernier à la Chambre, durant son audition en commission, il a dû s’interrompre quelques minutes après le début de son exposé introductif. À l’écran derrière lui, plus aucun slide ne s’affichait. "Un problème de connexion internet", a gentiment expliqué Jean-Marc Delizée (PS), qui présidait la séance. "Je suis confus de cette situation, a-t-il ajouté, mais vous pouvez poursuivre votre présentation en attendant qu’elle soit rétablie. Si vous le préférez, on peut faire une pause de deux ou trois minutes…" À la surprise de l’assistance, le patron de bpost a choisi cette dernière solution et gardé le silence jusqu’au retour des images à l’écran. Par la suite, le même incident s’est reproduit en mode mineur, provoquant à chaque fois l’arrêt du discours du CEO. Les esprits tatillons en concluront qu’il a donc sonné plus de deux fois… Il a en tout cas eu moins de pot que Laurence Zanchetta: la députée PS avait décidé de rester chez elle et de participer à distance à la séance au Parlement. Dans son cas, la connexion a été parfaitement établie et son image à l’écran n’a pas vacillé (ni sa voix, tremblé) durant son intervention. Le facteur chance aura joué en sa faveur, ça ne fait pas un pli.

La passion des PME

Christine Lhoste. ©BELGA

Cela bouge dans les cabinets MR. Rescapé parmi les ministres MR du gouvernement précédent, David Clarinval a procédé cette semaine à la désignation de ses deux chefs de cabinet: Damien Van Eyll et Christine Lhoste (photo). Cette dernière sera cheffe de cabinet pour les Classes moyennes, les Indépendants, les PME et l’Agriculture. Pour elle, l’aventure se poursuit donc dans les rangs MR et toujours dans sa spécialité. Cette juriste de formation et fille d’indépendant avait déjà œuvré entre 2005 et 2013 aux côtés de Sabine Laruelle pour gérer des dossiers touchant aux indépendants. Ensuite, elle était devenue secrétaire générale de l’Union des classes moyennes (UCM). En 2015, retour en politique, chez Willy Borsus d’abord et Denis Ducarme ensuite. Toujours avec cette volonté de soutenir avec dynamisme les indépendants et les PME. Celle qui se définit comme "cheffe cab féministe" a évidemment salué la formation d’un gouvernement fédéral paritaire. Mais c’est clair, le boulot ne manquera pas dans le cadre de cette crise qui touche pas mal d’indépendants. Moins de chance pour François Denys, dont les fonctions de conseiller au sein du cabinet de l’ancien ministre des Pensions Daniel Bacquelaine se sont achevées. Il dit avoir passé six années intenses. Une belle expérience pour ce trentenaire qui est un des rares Belges à être passé par la prestigieuse École nationale d’administration (ENA) française. Cela devrait en principe lui ouvrir quelques portes…

Ce bon vieux Moniteur belge

©BELGA

Un mot, un geste, "Van Quick" fait le reste… C’est un tweet de la journaliste flamande de la VRT Doruntina Islamaj qui a déclenché l’"affaire". Que dit-elle? "Soyons justes, il n’y a rien qui surpasse le lay-out du Moniteur belge", avec pour preuve l’illustration de l’austère première page du Moniteur avec une colonne à gauche écrite en néerlandais et une colonne à droite en français (on inverse lors des années impaires!).
Le nouveau ministre de la Justice et vice-Premier Vincent Van Quickenborne (Open Vld) n’a pas tardé à réagir: "Merci pour le conseil. Cela fait partie de notre ‘to do list’. On va s’y attaquer." Sacré "Van Quick"! Mi-amusées, les réactions n’ont pas tardé. S’attaquer à ce symbole de la Belgique de papa dont le premier numéro remonte à 1831? Est-ce une nouvelle mort pour ce Moniteur qui avait déjà dû dire adieu à sa version papier en 2003 (à l’exception de quelques exemplaires) pour ne faire place qu’à une édition électronique? À l’époque, le Gerfa (le Groupe d’étude et de réforme de la fonction administrative) s’était même battu contre cette disparition du papier. Que tout cela paraît bien loin…

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