Les coulisses de la rédaction

Chaque semaine, L'Echo vous livre quelques informations récoltées dans les coulisses.

Pour ne pas plaider à l’aveugle

Pour ceux qui portent des lunettes, petite leçon de port du masque mercredi matin au tribunal de l’entreprise de Bruxelles.
Les avocats à lunettes, il faut l’avouer, ne sont pas rares. Et depuis l’apparition du coronavirus et des masques buccaux qui vont avec, les avocats à lunettes couvertes de buée sont légion dans les couloirs des tribunaux. Si plaider masqué n’est pas chose aisée, plaider à l’aveugle (à cause de la buée) n’est pas non plus gagné. Pour éviter ce désagrément, la juge des cessations du tribunal de l’entreprise francophone de Bruxelles, Françoise Jacques de Dixmude, a donné aux avocats présents dans sa salle d’audience mercredi matin une petite leçon de port de masque. Si vous êtes également concerné par ce désagrément, lisez ceci: il suffit, en réalité, de relever le masque bien haut sur l’arrête nasale et de déposer les lunettes par-dessus le masque pour éviter de voir la buée prendre possession des verres de vos lunettes. A priori, si cela fonctionne, on pourrait rédiger un petit guide Marabout Flash "Comment bien porter son masque buccal en toutes circonstances". À méditer.

Le parquet boursier pour Frédéric Nicolay

Frédéric Nicolay ©Photo News

C’est l’entrepreneur de l’horeca, Frédéric Nicolay (Café Belga…) qui a racheté le parquet du Palais de la Bourse. Dans un premier temps, on avait indiqué qu’il y avait deux acheteurs pour le parquet de l’ancienne Bourse de Bruxelles. Mais s’il y a bien eu deux offres qui ont emporté la mise, elles ont été effectuées par un seul homme, Frédéric Nicolay. Une moitié des 73 lots présentés à la vente est partie à 320 euros l’unité et l’autre à 500 euros. Total de la vente: 29.840 euros. Frédéric Nicolay a été séduit par la beauté du parquet. "Il est rare de trouver des surfaces importantes déjà vieillies" dit-il. "Ici, c’est vieux et beau à la fois." Il n’en est pas à son coup d’essai. Il avait déjà récupéré le plancher d’un château. Que va-t-il faire du parquet de la Bourse? Il évoque plusieurs nouveaux projets sans donner davantage de précisions. Mardi, lors de l’ouverture des enveloppes contenant les offres au Mont-de-Piété, il n’y avait qu’un seul candidat-acheteur présent dans la salle. Ce dernier avait fait offre pour 4 lots.

Échanges électriques

Damien Ernst ©Anthony Dehez

Cela a chauffé entre Damien Ernst et Étienne de Callataÿ… Tout a commencé dans une interview dans L’Écho où le chef économiste d’Orcadia Asset Management a avancé que dans le domaine énergétique, il faudrait faire passer le message qu’avoir éventuellement une coupure de courant, un jour ou deux par an, ne constitue pas la fin du monde. "Garantir l’approvisionnement en électricité à tout instant, c’est absurde. (…) C’est économiquement déraisonnable car cela entraîne un gaspillage de ressources."
Réaction outrée sur le réseau Twitter du professeur de l’Université de Liège, spécialiste de l’énergie. "Je n’ai jamais vu une ineptie comme cela! Un économiste dire cela en plus!".
Second épisode. Dans une chronique publiée dans L’Écho et le Tijd, l’économiste tente d’expliquer plus en détail son point de vue. "Bien sûr, personne ne va souhaiter un délestage, même si une soirée sans télé et un dîner aux chandelles, cela a un certain charme, mais faire croire qu’il n’y aura jamais de délestage est une illusion dangereuse."
Le Liégeois réagit au quart de tour, d’autant qu’Étienne de Callataÿ fait référence à lui dans le texte. Et cela fait des étincelles! Il parle d’un économiste devenu "électricien sorcier", sombrant dans la folie (anti-nucléaire). "Il va sans doute remarquer que si, dans le domaine de l’économie, il peut dire plus ou moins n’importe quoi sans que cela soit relevé, cela va être plus difficile quand il parle de l’opération des réseaux électriques". Oups…

Etienne de Callataÿ ©BELGAIMAGE


Étienne de Callataÿ maintient son point de vue. Pour lui, rémunérer des consommateurs qui accepteraient, à l’avance, d’être temporairement délestés est une solution win-win qui est d’ailleurs déjà pratiquée, mais à petite échelle.
Aux dernières nouvelles, le courant n’est pas coupé entre les deux hommes. Ils se sont parlé sur le fond et ont aussi évoqué leurs conceptions différentes des réseaux… sociaux, dont Étienne de Callataÿ est absent mais où Damien Ernst, fort de ses 7.750 abonnés, tweete plus rapidement que son ombre…

Mercato dans la com’ politique

Nicolas Gillard. ©RTBF

La formation d’un nouveau gouvernement et la désignation de nouveaux ministres est souvent l’occasion d’un petit mercato, notamment dans le chef des porte-parole. Le 9 octobre, c’est Benoît Ramacker, porte-parole puis directeur de la communication du centre de crise, qui a ouvert le bal en annonçant qu’il rejoignait l’équipe de Georges Gilkinet (Ecolo), le ministre de la Mobilité, afin de gérer sa communication. Delphine Van Bladel, porte-parole francophone de bpost depuis près d’un an, s’en va, elle, gérer la communication de Karine Lalieux (PS), la ministre des Pensions et de l’Intégration sociale, en charge aussi de la Pauvreté. Auparavant, elle avait été, pendant deux ans, la porte-parole de Rudy Demotte, alors ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Retour chez les Verts pour Mélusine Baronian, la responsable de la communication de Finance&Invest Brussels (SRIB), qui va gérer la communication de Zakia Khattabi (Ecolo), la ministre de l’Environnement, du Climat, du Développement durable et du Green Deal. Avant la SRIB, Mélusine Baronian avait, pendant 5 ans, géré la communication de Christos Doulkeridis.
Du côté des libéraux, Christian Carpentier, aux dernières nouvelles, reste le porte-parole de David Clarinval (MR), qui est passé du Budget vers les Classes moyennes et les PME. Auparavant, Christian Carpentier avait officié comme journaliste pendant vingt ans à la Dernière Heure et pendant six ans chez Sudpresse. Après cette aventure journalistique, il avait été le porte-parole d’Alda Greoli (cdH), alors ministre de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Jeudi, on apprenait que le journaliste Nicolas Gillard (photo), ex-présentateur du 12 minutes et de Vews sur la RTBF, avait pris un congé politique de la chaîne publique pour devenir le porte-parole de Pierre-Yves Dermagne (PS), le ministre de l’Économie et du Travail. En Flandre, notons que Sieghild Lacoere qui était porte-parole du ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) gérera dorénavant la communication du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, le chrétien flamand Sammy Mahdi. Enfin, la journaliste de la VRT Sofie Demeyer intègre le cabinet de la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden (CD&V). C’est Marie Verbeke (ex-RSCA et Police de Bruxelles) qui devient sa porte-parole francophone.

De Freddie Mercury à Calvin Klein…

Est-ce parce que son objet social embrassait trop large que le patron de la société Click and Ride a décidé d’en changer le nom? C’est possible. Sa nouvelle raison sociale laisse place, en tout cas, à toutes les activités imaginables: "Freddy met Curry". Il y sera question d’épices, avec une série d’activités horeca, de tous les Freddy qu’on veut, avec des activités d’achat, vente et réparation d’automobiles, et même de musique ("organisation d’événements privés")… N’y manque finalement que la composition et l’interprétation de chansons rock, mais on est prêt à parier que l’entrepreneur y songe pour l’avenir. Quand on est capable de pareils jeux de mots, on est sûrement à même d’écrire des paroles…
Calvin P…, lui, a simplement tenté de traduire l’essence de son activité dans un nom de société qui soit explicite. Il s’est inspiré de son prénom et de son objet social (le nettoyage), et cela a donné… Calvin Clean, évidemment! Bien joué, on ne va pas l’oublier, et en même temps l’entrepreneur ne risque pas trop de se prendre une action en justice de la part d’un groupe de prêt-à-porter célèbre vu la différence entre les activités et les graphies…
Plus difficile à comprendre, la raison qui a pu conduire un entrepreneur hutois à baptiser sa nouvelle compagnie "Disrupt". L’homme ne s’appelle pas Jean ou Félix Disrupt, et son objet social, quoique très large, n’a trait qu’à des activités traditionnelles (commerce de gros et de détail, hébergement)… À moins qu’il n’ait trouvé une approche résolument innovante dans sa manière de travailler? On demande à voir…

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