Les coulisses de la rédaction

Chaque semaine, L'Echo vous livre quelques informations récoltées en coulisses.

Comme des sardines à l'Elysette

Il ne manquait peut-être que la fameuse chanson de Patrick Sébastien " Les sardines " pour accueillir à l’Elysette les journalistes lors de la conférence de presse du gouvernement wallon ce mercredi après-midi. Au menu du jour, le ministre-président Elio Di Rupo entendait présenter les mesures de soutien du gouvernement pour le secteur Horeca et d’autres acteurs dont l’activité reste fermée à cause du Covid.
Tout le monde était là. Attention, avec masques ! On comptait six ministres, autant de communicants, des conseillers, des photographes, des journalistes, et encore des journalistes, et évidemment des caméras. Les ministres adorent les caméras. En tout, une petite trentaine de personnes dans une salle exiguë de 40m² maximum.
Faute de chaises disponibles à la suite des mesures sanitaires, certains ont même dû rester debout. Ne croyez évidemment pas que les journalistes sont des gens difficiles. Mais alors que les responsables politiques ne cessent de demander à la population de respecter une série de règles dont la distanciation sociale, il y a de quoi s’étrangler face à l’image de cette pièce bondée en plein Covid.
Mais c’est promis, pour la prochaine conférence, Elio Di Rupo s’est engagé à accueillir ses hôtes dans une salle plus grande en cours d’aménagement au sein du Service Public de Wallonie.

Pas de portraits d’Hergé à l’expo Warhol

Hergé par Warhol

La grande exposition Warhol bat son plein à Liège depuis 15 jours (L’Echo du 2 octobre), mais on est en droit de se demander pourquoi n’y figure pas au moins l’un des 4 portraits d’Hergé peints par Warhol dans les années 70, après que le dessinateur eut visité la célèbre Factory, en 1972, à New York. Trois de ces tableaux, dans le plus pur style Pop art de Warhol, se trouvent être en possession de la Fondation Moulinsart. "J’ai de bons contacts avec Nick Rodwell, mais deux des portraits étaient destinés à être prêtés avant que je ne le sollicite tandis qu’il voulait conserver le troisième au Musée Hergé, à Louvain-la-Neuve, pour ne pas déposséder son parcours d’un élément important", a réagi Benoît Remiche, patron de Tempora, qui organise l’exposition. Il n’aurait pas été question, selon lui, d’un prêt trop cher pour être concrétisé. "M. Remiche prend contact avec nous tous les 5 ou 8 mois, puis il n’y a aucun suivi. Nous essayons d’arranger les choses mais ce n’est pas très professionnel", a indiqué de son côté Nick Rodwell qui gère avec sa femme, Fanny, l’héritage de Tintin. "Cette expo à La Boverie dure longtemps et nous étions déjà en route pour deux expos, à Madrid et Groeningen, avant que ne se rajoutent Lisbonne et Shanghai, une destination cruciale pour nous. Mais j’ai dit que je pouvais les aider, notamment en leur donnant l’exclusivité sur une collection de photos où l’on voit Hergé et Warhol ensemble devant les portraits. Je n’ai jamais eu de retour."

"My name is Beerlandt, Hans Beerlandt"

Hans Beerlandt ©doc

Non, ce n’est pas une gouvernance népotique - comme trop souvent en politique ces derniers temps - qui vient de discrètement introniser Hans Beerlandt, fils de son incontournable géniteur Johan, au poste d’administrateur de Besix SA et de CFO ad interim du plus important groupe de construction belge.
Hans, nous assure-t-on à bonne source, a suffisamment rongé son frein pour justifier cet adoubement. Il a longuement fait ses armes (13 ans) sur le terrain et ses preuves dans le secteur financier, notamment à Bruxelles, Paris et Dubai où il occupa 8 ans durant le poste de directeur Administration & Finance. Depuis près d’un an déjà, son entrée au poste de commandes restreint qui tient aujourd’hui la barre de l’entreprise était programmée aux côtés de Rik Vandenberghe. La conjoncture particulièrement défavorable de ces derniers mois a, semble-t-il, précipité les choses, après la soudaine mise à quai de Jan Ghesquière, le chef financier sortant. Il se dit que l’expertise industrielle de ce dernier, surtout acquise chez Vandemoortele, ne correspondait pas vraiment au profil du constructeur international, surtout quand il a fallu se montrer très flexible et réactif face à la crise en cours. La direction espérait malgré tout que ce dernier reste à bord le temps de lui trouver un successeur, mais la manœuvre aurait été précipitée… forçant Hans à reprendre à l’insu de son plein gré le poste soudainement vacant.
Pour trouver ses marques, il pourra sans doute compter sur l’aide d’un paternel aux épaules larges et toujours musclées: celui-ci aurait, dit-on, récemment remonté ses manches, remis les mains dans le cambouis pour relancer le paquebot balloté par gros temps et tenter d’encore terminer l’année sans trop de casse et pertes financières.
Il faut dire que, depuis qu’il a claqué la porte du stade des Mauves, le bouillant Johan peut à nouveau concentrer toute son énergie masquée sur le pont supérieur de l’avenue des Communautés, aux côtés du fiston devenu senior aguerri.

Covid par-ci, Covid par-là

Il n’y en a plus que pour ce foutu virus ! Jeudi matin, une affaire de responsabilité d’administrateurs dans la cadre d’une OPA devait être plaidée devant le tribunal de l’entreprise francophone de Bruxelles. Initialement, il était prévu que les plaidoiries devaient se dérouler sur deux matinées, cette semaine et la semaine prochaine. Ceci étant, compte tenu de l’évolution de la crise sanitaire et dans l’attente des décisions du comité de concertation, le président de la chambre s’est avoué incapable de garantir aux parties la composition du siège à l’identique la semaine prochaine. Ajoutant à cela le risque de quarantaine qui, soyons honnête, pend au nez de tout le monde, il est peu probable de présenter deux fois une chambre composée des trois mêmes juges. Face à cette incertitude, il a été proposé de tout plaider en une séance allongée la semaine prochaine. À condition que les autorités, d’ici là, ne décident pas de mettre en place un nouveau confinement.

Les avocats mis au pas

©Photo News

Pas content, le bâtonnier Maurice Krings, qui, dans l’une des dernières livraisons de son éditorial de la lettre du barreau, a tenu à rappeler aux avocats les plus élémentaires règles de bienséance. " Il m’est rapporté que des avocats se montrent parfois agressifs à l’égard du personnel présent dans les différents lieux de justice pour faire respecter les règles de distanciation et de port de masque ", écrit le bâtonnier dans son éditorial, précisant que chaque incident constitue un " clignotant de risques " qui est rapporté au service de sécurité sanitaire des bâtiments. Et un peu comme à l’école, trois retenues valant un jour de renvoi, le bâtonnier précise que le risque existe d’assister à la fermeture des bâtiments du campus Poelaert. Nul doute que les avocats qui auront lu cet édito auront à cœur d’avancer masqués et de se montrer courtois et chevaleresque en toute circonstance.
Et ceux qui avaient pensé profiter de la rentrée solennelle du mois de janvier pour en débattre autour d’une coupe de champagne en seront pour leurs frais. Coronavirus oblige, le bâtonnier, en concertation avec le conseil de l’ordre, entre autres, a décidé de repousser la sauterie au 4 juin 2021. Et de préciser qu’il a demandé à la première présidente de la Cour de cassation que la sauterie puisse se dérouler dans la salle des Pas perdus du Palais de Justice, comme au bon vieux temps serait-on tenté d’écrire. Sauf que la mémoire des anciens du Palais se souvient encore de cet étron humain retrouvé dans un couloir par les services de nettoyage le lendemain d’une telle fête ! À méditer.

Le Cercle de Wallonie débarque sur Canal Z

Amid Faljaoui ©doc

" C’est une première pour un cercle d’affaires !" Amid Faljaoui, à la tête du Cercle de Wallonie, n’est pas peu fier de présenter sa dernière initiative : une émission de télévision. Le cercle, qui compte entre 1.100 et 1.200 membres, sur quatre implantations, lance en effet ce week-end " Wallifornia " une émission hebdomadaire d’une petite demi-heure diffusée en boucle sur Canal Z, la télé business de Roularta, éditeur de Trends Tendances… dont Amid Faljaoui est également le rédac-chef. L’idée ? (Re)donner envie aux Wallons d’entreprendre pour relancer la machine économique. " Avec le confinement, l’ADN des cercles a changé, observe-t-il ; alors que le présentiel devient plus difficile, nous devons aussi nous appuyer sur le digital et l’audiovisuel mais en allant plus loin que les traditionnels webinars. " Dans un premier temps, l’émission proposera trois séquences : les conseils de Laurent De Smet, formateur spécialisé dans la vente, un portrait de PME wallonne inspirante et un invité en plateau qui sera " challengé " pendant 10 minutes par le maître des lieux. Le cercle dit avoir investi plusieurs centaines de milliers d’euros dans ce projet qui sera aussi financé par du sponsoring. Bref, pas grand-chose à voir avec le " John Late Show " présenté sur LN24 par un autre patron de cercle d’affaires, John-Alexander Bogaerts, grand manitou du B19 et concurrent du Cercle de Wallonie.

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