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Les coulisses de la rédaction

Chaque semaine, L'Echo vous livre quelques informations récoltées en coulisses.

"Guillaume Boutin, du service après-vente, j’écoute"

Le CEO de Proximus n’hésite pas à mettre la main à la pâte.
Près de 10.000 employés à gérer, des stratégies dans tous les sens à mettre en place, des investissements en milliards à programmer… Quand on est le patron de Proximus, niveau agenda, on doit plutôt jouer assez serré. Les minutes à errer sur les réseaux sociaux doivent donc être peu nombreuses. Mais Guillaume Boutin trouve le temps. Et plutôt que de commenter des vidéos de chat ou de donner son avis sur la circulation dans le bois de la Cambre (ce qu’il fait peut-être mais on a rien vu passer), le patron en profite pour donner un petit coup de main aux collègues du service après-vente.
Plusieurs postes sur LinkedIn et Twitter de clients mécontents/déçus du service de l’opérateur ont ainsi reçu, en guise de réponse, un commentaire de Monsieur Boutin, himself. Le patron explique regretter la situation, précise que lui et ses équipes ont pas mal de travail en ce moment mais qu’ils vont faire leur maximum pour répondre au problème. La réponse est donnée sans trop de prise de risque mais le patron a visiblement joint la parole à l’acte dans au moins deux situations. Guillaume Boutin a ainsi notamment invité le petit-fils d’une dame de 106 ans, privée de son téléphone fixe dans une maison de retraite, à prendre contact avec lui en message privé pour résoudre le problème. Mamie est à nouveau joignable et tout le monde est content.
Je glisse ça ici au cas où, mais, pour info, mes collègues m’ont fait une remarque sur ma mauvaise connexion lors de notre dernière réunion d’équipe cette semaine. Un conseil Monsieur Boutin ?

Votez pour moi!

Marie-Pierre Fauconnier. ©Kristof Vadino

Que ne ferait-on pas pour devenir manager de l’année? "Ma modestie est grande. Quand elle se hausse sur les pointes, elle arrive presque à mon nombril ". Cette citation de Paul Valery ferait bien de guider certains managers à l’heure de se voir – peut-être – couronner de lauriers. Un magazine hebdomadaire couvrant les mêmes matières que L’Echo et dont nous tairons le nom pour ne pas leur faire de la publicité à bon compte (ça commence par Trends et ça finit par "s ") organise chaque année la remise du prix du manager de l’année. Parmi les nominés cette année, on retrouve, entre autres, Fabien Pinckaers (Odoo), Gilles Daoust (Daoust) ou encore Brigitte Malou (les Grottes de Han, haut lieu touristique également réputé pour le braquage le plus lamentable de l’histoire judiciaire belge. Gilbert Bodart, si vous nous lisez…). Parmi les candidats, on retrouve Marie-Pierre Fauconnier, la boss de Sibelga, le gestionnaire des réseaux gaz et électricité à Bruxelles. Et le moins que l’on puisse dire est qu'elle est bien poussée dans le dos par la machine Sibelga. La candidature a en effet été annoncée dans le toute-boîtes de Sibelga imprimé à plus de 500.000 exemplaires à destination des Bruxellois. Idem pour le site internet de la société qui renvoie vers le site afin de pouvoir voter pour la candidate. On est finalement jamais si bien servi que par soi-même, n’est-ce pas ? Bon, soyons de bon compte. Habité par un sentiment d’équité et de justice, nous sommes allés faire le tour des sites internet des sociétés des dix candidats managers de l’année. Et Marie-Pierre Fauconnier se sentira moins seule. Car oui, la bouille de Gilles Daoust (CEO Daoust) apparaît plein pot sur la page d’accueil du site, avec également un renvoi vers le lien qui permettra de voter pour les candidats à partir du 23 novembre.

Il suffisait d’y penser…

©Frédéric Pauwels / HUMA

Les vélos Cowboy inventent… la clé.
C’est un communiqué des plus sérieux, mais tout de même un peu hallucinant que l’on a reçu en semaine de Cowboy, la société belge de vélos électriques. La société fondée par des anciens de Take Eat Easy nous y annonce fièrement qu’il ne sera plus obligatoire de démarrer son vélo avec son smartphone, mais qu’une simple clé suffira. Une fonction intitulée le "Manual Unlock ".
Trajets, phares, assistance électrique, etc. Cowboy entend normalement vous laisser entièrement gérer votre vélo avec votre smartphone. Cowboy nous indique néanmoins avoir " mis un point d’honneur à répondre à une demande spécifique de la communauté Cowboy ", à savoir démarrer son vélo sans smartphone…
L’Echo a donc décidé de s’en inspirer et d’être disruptif pour ses lecteurs en ligne. On vous propose désormais la " print edition " de L’Echo qui va vous permettre de lire votre journal sous format papier et non plus seulement en ligne, une version que vous pourrez lire même quand vous n’avez plus de batterie. Et pour les membres de notre communauté qui ne seraient pas chez eux, on vous propose même d’aller acheter votre "print edition" chez votre libraire. Sympa, non ?

Chez Schneider, on enterre Cofimines…

Didier Pineau-Valencienne

Avis nécrologique : Cofimines a cessé d’exister. Ses actionnaires réunis en assemblée extraordinaire voici un mois et demi ont décidé sa dissolution. RIP, la filiale du groupe français Schneider qui avait jadis défrayé la chronique ! L’affaire avait commencé en 1994 quand Cofimines et Cofibel, une autre filiale belge du groupe français, avaient été soupçonnées d’avoir servi d’intermédiaires pour alimenter ou encaisser de l’argent vers des sous-filiales logées dans des paradis fiscaux. Tous les feux de l’actualité s’étaient braqués sur Cofimines et Cofibel quand Didier Pineau-Valencienne (DPV, pour les intimes), le PDG de Schneider, avait fait un bref séjour à l’ombre en préventive en Belgique. Depuis, beaucoup d’eau a passé sous les ponts, à Paris comme à Bruxelles. Les deux filiales belges ont progressivement cessé toute activité. En 2013, Cofibel avait été liquidée. Aujourd’hui, le tour est venu pour Cofimines de tourner la page. Pourquoi maintenant ? Parce que toutes les procédures judiciaires la concernant ont – enfin - été éteintes ! La dernière en date : le rejet par la Cour de cassation, en septembre 2018, du pourvoi formé par la RDC contre le jugement d’appel de 2017. Ceci dit, si Cofimines n’avait plus de chiffre d’affaires, elle avait encore 139 millions d’euros de capitaux propres et quasi pas de dette. De l’argent qui va sans doute partir vers le sud…

Nous avons testé pour vous…

©Photo News

…la sortie mondiale du livre de Barack Obama, "Une Terre Promise". Ce que d’aucuns qualifient déjà de " The biggest book of the decade " a été mis en vente le mardi 17 novembre dans le monde entier. Pour la version en français, c’est Fayard (groupe Hachette) qui a décroché les droits d’édition des mémoires de l’ancien président américain. Dans un premier temps, ce sont 200.000 exemplaires qui ont été imprimés en français. Mardi dernier, à la Fnac de Louvain-la-Neuve, ce sont pas moins de 175 exemplaires (dont 4 exemplaires en anglais) qui étaient mis en vente. Pour être honnête, en ces temps de confinement, on ne se bousculait pas dans les allées du magasin (dont seuls quelques rayons qualifiés d’"essentiels" étaient accessibles). Devant nous, un client a porté son choix sur le livre de Mary Trump: "Trop et jamais assez: comment ma famille a créé l’homme le plus dangereux du monde". Même battu, Donald Trump fait encore vendre...

Des footeux qui aiment l’immo

Killian Sardella ©BELGA

Des footballeurs qui investissent leurs revenus dans divers business, cela devient monnaie courante. Pas plus tard que la semaine dernière L’Echo vous révélait que le Diable rouge Nacer Chadli avait investi dans l’Immobilière du Standard, la structure qui chapeaute le projet de transformation du stade des Rouches. Mais la valeur n’attendant pas le nombre des années, certains, leur majorité à peine acquise, réfléchissent déjà comment placer une partie de leur (souvent généreux) salaire, voire à préparer leur reconversion une fois leur carrière sportive terminée. Dernier exemple en date: l’Anderlechtois Killian Sardella, 18 ans depuis quelques mois. Le jeune défenseur, international chez les U21 espoirs, vient ainsi de créer deux SRL. La première KS54 Brand Consulting – les initiales et le numéro de maillot du joueur – a pour objet la gestion d’image, le sponsoring et le marketing sportif. La seconde KS54 Real Estate est une société d’investissement immobilier. Des footeux aussi prévoyants, ça ne doit pas courir les rues - pardon, les pelouses…

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