Les coulisses de la rédaction

Chaque semaine, L'Echo vous livre quelques informations récoltées en coulisses.

Allez, bonne année quand même...

C’est ce que l’on appelle une année " sans ". En ce début 2021, en pleine période de confinement, les messages de vœux sont devenus plus rares. Ou alors ils sont devenus très sobres. Comme ceux du ministre libéral wallon Willy Borsus qui cite toutefois joliment Aristote " L’espérance est le songe d’un homme éveillé " pour accompagner ses vœux pour 2021.
Parmi les vœux plus créatifs, citons ceux de Mohamed Ouriaghli, député bruxellois et chef du groupe PS au Conseil de la Ville de Bruxelles. Avec quelques pas de danse (c’est visible sur Youtube), il a souhaité chasser le négatif de l’année écoulée et envoyer de l’énergie positive! Et on le voit effectivement donner un coup de tête à une pancarte appelée Covid qui apparaît brièvement à l’écran ou un coup de coude à une autre pancarte intitulée Confinement.
Parmi les vœux plus insolites, on peut sans conteste épingler ceux de la jeune Marie Meunier, la présidente (PS) du CPAS de Mons.
Sur les réseaux sociaux, elle explique qu’elle souhaitait adresser un message positif, rempli d’amour, de bonheur et de joie. Ajoutant qu’elle en a elle-même reçu quelques-uns en 2020. Et c’est là que cela devient intéressant. Si l’on peut dire…
Car sa carte est parsemée des messages de haine qu’elle a reçus. "Encore une fois cette morue est obligée de se montrer en train de profiter de la pauvreté pour faire sa pub à vomir ". "Encore un placement PS à long terme". " Encore une planquée ". " Rentre chez toi Meunier, tu fais peur aux oiseaux ". Et l’on vous passe les autres messages, comme un inévitable " sale p… ".
Bref, les réseaux sociaux dans toute leur splendeur. À la fin de son message, Marie Meunier tient à remercier l’humoriste Laura Laune pour l’inspiration.
Allez, excellente année à vous chers lecteurs de cette rubrique
Coulisses.

Les politiques francophones et l’entrepreneuriat…

Les dirigeants de Proxyclick.

Différence d’attitude entre la Flandre et la partie francophone du pays. L’événement est largement attendu par les entreprises du pays et est devenu, au fil des ans, une jolie référence dans le monde entrepreneurial. Chaque année, EY et l’Echo remettent le titre d’Entreprise et de scale-up de l’année aux plus belles réussites francophones. Le trophée est également remis au nord du pays par nos confrères du Tijd. En temps normal, l’événement se fait en grande pompe avec pas mal de personnalités influentes de notre beau pays et félicitations dans tous les sens pour les heureux élus. Année Covid oblige, l’événement virtuel a rangé les coupes de champagne et muté les tapes amicales dans le dos en félicitations formelles numériques. Moins sympa. L’occasion de constater un intérêt contrasté du politique pour les champions belges. Alors que Robovision, le gagnant flamand de la scale-up de l’année, a notamment reçu les félicitations de Bart De Wever et Hilde Crevits, la ministre flamande de l’Économie, son équivalent Proxyclick n’a, lui, reçu aucune marque de sympathie de la part du monde politique francophone, si ce n’est de son bourgmestre.

Va-et-vient parmi les "stars" de l’économie

Dominique Leroy ©Photo News

Du mouvement dans les conseils d’administration d’institutions. Bruno
Colmant, le CEO de la banque Degroof Petercam, fait son entrée au conseil d’administration et au comité exécutif de Febelfin, la fédération du secteur financier belge, tandis que l’ex-CEO de Proximus Dominique Leroy quitte le conseil du Club L Brussels, le centre de rencontres créé par et pour les femmes dirigeantes.
Ces deux changements de mandats n’ont évidemment rien d’étonnant: Bruno Colmant occupe le poste de CEO de la banque depuis septembre 2019 et un siège était à pourvoir d’urgence chez Febelfin suite à la démission d’Arnaud Van Doosselaere. Il a donc été coopté au conseil pour le remplacer.
Dominique Leroy a annoncé son départ chez Deutsche Telekom pour y diriger l’Europe en septembre dernier, soit quelques jours avant de notifier sa démission au Club L Brussels, qu’elle ne pourrait plus fréquenter assidûment vu ses nouvelles fonctions. Souhaitons-leur bon vent à tous deux!

Cymbalistes et conseillers…

Du mouvement aussi dans les cabinets politiques. Dans son spectacle sur l’art, l’humoriste Alex Vizorek s’interroge sur les motivations des joueurs de cymbales: qu’est-ce qui peut amener un individu à opter pour pareil instrument, sachant qu’il ne devra jamais maîtriser que deux sons et intervenir trois ou quatre fois par heure en concert? Dans le milieu politique, on trouve également des cymbalistes. On songe par exemple à Anne Junion. L’ancienne chef de cabinet de Marie-Christine Marghem (MR) est aujourd’hui conseillère de la ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès (MR), en charge du droit international.
Après avoir échoué dans la procédure de sélection pour la présidence de la Creg (le régulateur de l’énergie), elle s’est donc vue recasée chez Wilmès, selon une règle tacite bien connue en politique belge. Elle se retrouve au sein de cette armée d’une trentaine de conseillers, sans plus toucher au secteur de l’énergie qu’elle connaissait bien. On craint dès lors qu’elle ne soit dans la position du cymbaliste. Une position qu’a peut-être refusée une autre conseillère ministérielle, Annemie Vermeylen. Nommée chef de cabinet adjointe chez Tinne Van der Straeten (Groen, Energie), elle a donné sa démission après deux mois de service à peine. L’ancienne secrétaire générale de la plateforme Eolien Off-Shore n’aurait guère goûté le mode organisationnel du cabinet, nous dit-on. Ou le rôle de cymbalien (on peut dire les deux, selon Vizorek) qu’on lui destinait? Une question à cinq balles…

Il y a encore du boulot!

Vincent Van Quickenborne

De la bonne volonté, le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, n’en manque pas. Mais les outils qui devraient être mis à sa disposition ne suivent pas toujours. Récemment, la députée Kristien Van Vaerenbergh a voulu savoir ce qu’il en était de l’engagement pris par le gouvernement de Charles Michel de faire intervenir le prononcé d’un jugement au plus tard un an après la survenance des faits. "Le délai de traitement des dossiers pénaux est un point d’attention auquel je vais m’atteler", a entamé le ministre de la Justice, avant de reconnaître que la banque de données du Collège des cours et tribunaux n’était actuellement pas en mesure de fournir les chiffres concernant ces délais de traitement. On n’est pas rendus, les amis…

Ultime sursis pour Paul Dujardin à Bozar?

Paul Dujardin. ©Thomas Ost

Les frottements ont commencé au sein du gouvernement quant au carrousel de nominations à rattraper. Vendredi, en conseil des ministres, le débat portait notamment sur la succession de Paul Dujardin (photo) à la tête de Bozar. Décrié, il est candidat à un quatrième mandat. La décision a été reportée en raison d’un blocage politique. La ministre Sophie Wilmès (MR) propose le dramaturge suisse Christian Longchamp pour prendre la tête de l’institution. Elle devra attendre. En parallèle, le PS de Karin Lalieux, ministre des Pensions, n’a pas pu confirmer Sarah Scaillet comme administratrice générale de l’Office des pensions. En toile de fond, trois recours au Conseil d’Etat déposés par la haute fonctionnaire dans le cadre du litige qui l’opposait à l’ancien ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR) avec qui, euphémisme, le courant n’est jamais passé. Le MR voudrait voir ces recours retirés et a fait reporter la décision. Piquant : la communication officielle du gouvernement faisait déjà état de sa nomination vendredi…

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