Les coulisses de la rédaction

Barbara Trachte. ©BELGA

Chaque semaine, L'Echo vous livre quelques informations récoltées en coulisses.

Une question d'équilibre

Des femmes parlent aux femmes. Barbara Trachte, secrétaire d'État à la Région de Bruxelles-Capitale chargée de la transition économique et de la recherche scientifique, était la récente invitée du cercle Ecofin Women Club et de sa nouvelle présidente, Béatrice Delfin-Diaz (Tax & Legal Academy, OmniVAT). Au menu du jour: crise Covid-19, aides régionales à Bruxelles et entrepreneuriat féminin. Barbara Trachte, ancienne avocate et députée Ecolo, s’est réjouie du nombre croissant d’entrepreneuses dans le paysage bruxellois. La crise du Covid ne leur facilite évidemment pas les choses, mais elle incite toutes les femmes à demander des conseils, voire de l'aide avant que ne surviennent les problèmes pour leur entreprise. Elle promet aussi d’étudier attentivement l’impact de la crise sur l’entrepreneuriat féminin. Parvient-elle à combiner personnellement vie professionnelle et vie familiale ? "Je ne veux renoncer ni à l’une ni à l’autre", dit-elle. Celle qui a soufflé ses 40 bougies au début mars a deux jeunes enfants, de 4 et 7 ans. Elle les voit le matin et est toujours disponible pour eux de 18 à 20 heures. Il y a donc des réunions en soirée qu’elle refuse. Nous voilà tous prévenus...

Histoire de notionnels

Depuis l’année 2020, le taux des intérêts notionnels est négatif pour les grandes entreprises. Il est de -0,16% cette année. Pour ces sociétés, il n’y a donc aucun… intérêt à demander leur déduction au fisc. C’est sans doute la raison pour laquelle, après beaucoup d’autres, BASF Belgium Coordination Center, la banque interne du géant de la chimie allemand, vient de réduire ses capitaux propres de la bagatelle de 7,5 milliards d’euros. Pour les ramener non pas à zéro, mais à un peu plus de 900 millions. Le montant est impressionnant, mais pas exceptionnel parmi les anciens centres de coordination. Ce qui est plus étonnant, c’est que le groupe ne "pompe" que maintenant sa filiale alors que les notionnels sont "plats" depuis un an et demi…

Où serons-nous dans 30 ans?

En temps normaux (hors Covid), on aurait fêté cela autour d'un gros gâteau d'anniversaire avec un verre de champagne à la main. Lundi dernier, c'est un webinaire qui fut organisé pour célébrer les 30 ans de l'indice Bel 20, alors que quelques minutes auparavant, la cloche boursière avait retenti pour l'entrée des actions Melexis et Elia dans notre indice national. Pour l'occasion, le patron d'Euronext, Vincent Van Dessel avait invité Bruno Colmant, le CEO de la Banque Degroof Petercam, à prendre la parole. Deux anniversaires pour le prix d'un puisque la banque qu’il dirige fête cette année ses 150 ans. Celui qui a présidé Euronext Brussels de 2007 à 2009 a d'emblée rendu hommage à Jean Peterbroeck, cofondateur de la société Petercam mais aussi créateur de l'indice Bel 20 en 1991 alors qu'il présidait la Bourse de Bruxelles. Le Baron Jean Peterbroeck aurait sans doute été fier de son "bébé", lui qui est décédé en 2011, quelques semaines seulement après avoir fêté les 20 ans du Bel 20. Mais où en sera l'indice phare de la Bourse de Bruxelles d'ici 10 ans, 20 ans voire même 30 ans? C'était la question finale, et un peu piège avouons-le, posée par Vincent Van Dessel à Bruno Colmant. "J’espère que je vivrai encore dans 30 ans", a glissé ce dernier en esquissant un petit sourire (si nos calculs sont bons, il aura alors 90 ans ou presque...). Pour le CEO de Degroof Petercam, on connaîtra peut-être à l'avenir un Bel 25 avec 25 actions vedettes, voire même un Bel 30. Tout dépendra en fait de la capacité de la Belgique à se développer et à pouvoir accueillir de nouveaux champions nationaux. Et surtout à les garder sur son territoire...

Hello Belgium?

©BELGA

Si vous êtes l'une des 3,6 millions de personnes qui ont demandé le Railpass gratuit de la SNCB, Hello Belgium, sachez que la date limite d’utilisation est ce 31 mars. Tous les résidents belges âgés de plus de 12 ans avaient droit à ce pass de 12 trajets, instauré comme un coup de pouce gouvernemental au secteur touristique belge en période de crise sanitaire. La compagnie ferroviaire se réjouissait de l'arrivée potentielle de 360.000 nouveaux clients étant donné que 10% des demandeurs n'avaient jamais pris le train. Mais certains n’ont pas vraiment apprécié l’expérience. Ainsi cette petite dame pensionnée qui voyageait sur la ligne Namur-Bruxelles qui utilisait récemment pour la toute première fois son Railpass et qui avait malencontreusement oublié d’indiquer la date du voyage. Crac dedans! Malgré ses explications de bonne foi, elle a dû payer son billet avec, en plus, une amende à la clé! Vous avez dit hello Belgium ?  Heureusement que tous les contrôleurs de la SNCB ne sont pas aussi désagréables...

Jeux de mots

Les noms d’entreprises restent pour certains un terrain de jeu en général, et de jeux de mots en particulier. Parmi les récentes découvertes faites par votre journal favori, on accordera une place spéciale à la nouvelle ASBL "Le Petit Beezgneur". Celle-ci a pour activité la promotion des différents arts de la glisse, tels que le skateboard, la planche à voile ou le snowboard. Elle a établi son siège à Beez, ce qui explique beaucoup de choses, outre le fait que ses fondateurs doivent apprécier l’acteur Louis de Funès ou, à tout le moins, Robert Dhéry, le réalisateur du "Petit Baigneur", une comédie de 1968. Nous, en découvrant son nom, on en est resté bouche beez… Une autre entreprise inspirante nous avait échappé jusqu’ici, mais nous l’avons repérée à l’occasion de l’adaptation de ses statuts. Elle s’appelle Stoomlink et opère dans l’informatique au sens large, logiciels, maintenance, développement, bases de données, etc. Il s’agit bien évidemment d’une société bruxelloise (Schaerbeek), puisque son nom renvoie à "stommerik", une insulte en bruxellois qu’on pourrait traduire par "benêt" ou "incapable", mais avec une connotation amicale (ouf). Plus délicate est la traduction de son nom littéral, Stoomlink: "lien vapeur". On comprend bien le lien, moins la vapeur, à moins que l’intention soit de référer à "volle gas" ou une expression du genre. Mais un des premiers objectifs d’un nom commercial est de frapper et retenir l’attention; il est atteint ici.

Trio féminin de CFO

Qui a dit que la finance manquait de femmes? Lundi dernier, Euronext Bruxelles a réussi à inviter trois femmes "chief financial officers" (CFO) à l'occasion des 30 ans de l'indice Bel 20 et de l'entrée d'Elia et de Melexis dans l'indice. La société Elia, outre son CEO Chris Peeters, avait délégué sa CFO Catherine Vandenborre. Melexis était représentée par sa directrice financière Karen van Griensven. Enfin, pour UCB, c'est Sandrine Dufour qui a participé au débat sur le Bel 20. UCB est l'une des 5 actions qui n'ont jamais quitté l'indice depuis les origines, en compagnie d'Ageas (ex-Fortis et AG), GBL, Solvay et Umicore (ex-Union Minière).Sandrine Dufour, qui est française, n'est arrivée que voici 9 mois chez UCB en provenance de Proximus. Elle a passé un peu plus de 5 ans du côté de l'opérateur télécoms en tant que CFO. Elle avait aussi remplacé par intérim Dominique Leroy à la tête de l’entreprise. En fait, paradoxalement, elle a passé plus de temps dans sa carrière dans une société de l'indice français CAC 40 (Vivendi) que dans une société du Bel 20. Ce qui ne l'empêche nullement de bien connaître aujourd'hui la Belgique et surtout la société qui à l'origine, dans les années 1920, s'appelait l'Union Chimique Belge. Les temps ont bien changé...

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