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Les coulisses de la rédaction

L'Echo vous livre quelques informations récoltées en coulisses.

Bruxelles, dessine-moi la 5G

Séances méditatives. Chaque week-end depuis la fin du mois d’avril, le parlement bruxellois réunit en son sein des citoyens tirés au sort et des députés pour se pencher sur le déploiement de la 5G en Région bruxelloise. Cette commission délibérative nous offre parfois des scènes incongrues. Dimanche passé, Particitiz, la société chargée d’animer les débats, enjoignait ainsi les participants à converser en recherchant trois éléments « dingues » qu’ils ont en commun. « Vous avez tous les deux un chihuahua qui s’appelle Aurélie ? Dingue ! Ou alors vous avez une angoisse particulière : vous pleurez quand vous voyez des poules? », s’exclamait l’animatrice. La veille, les participants étaient invités à se mettre debout et à fermer les yeux. « Je vais vous demander de suivre le son de ma voix et de me faire un peu confiance pendant quelques minutes, de sentir vos pieds dans le sol, de voir comment vous vous sentez à l’intérieur», proposait un animateur. But de cette courte séance méditative: s’imaginer en 2026. « Vos recommandations ont été prises en compte, les gouvernements ont pris cela au sérieux. Beaucoup de choses ont changé et la technologie a eu un certain impact. […] Essayez de voir des images quand vous vous déplacez, quand vous rencontrez quelqu’un, quand vous êtes face à un ordinateur ou un smartphone. À quoi ressemble ce monde idéal avec une implémentation de la 5G ou une forme qui est pour vous souhaitable ? » Pour laisser une trace de leurs visions, les membres de la commission mixte devaient ensuite écrire ou dessiner ce qu’ils avaient imaginé sur un petit carton. Vivement l’exposition de fin de stage! Un dernier détail : les participants votent en collant des gommettes à côté des propositions qu’ils trouvent importantes. Touchant.

Le business des Van Laeken

Cette semaine, notre attention a été attirée par la création d’une société baptisée Saïmiri, du nom d’un « singe de petite taille à longue queue préhensile», nous renseigne le dictionnaire. Sachant que préhensile signifie « ce qui peut servir à prendre, à saisir », on se dit que cet animal (qui, ceci dit au passage, est le totem de l’auteur de cette coulisse ) doit être bien agile. Soit. Derrière cette société, on retrouve Angèle Van Laeken, fille de Laurence Bibot et de Marka, et sœur de Romeo Elvis. Car la musique, chez les Van Laeken, c’est aussi une affaire de famille. Dotée d’un capital de 5.000 euros, la société Saïmiri, dont l’un des objets est de gérer et promouvoir les activités d’artistes, pourra faire usage du nom commercial de son choix, dont Angele VL Records, le nom de son propre label, une société créée en août 2017 et dont son frère, Romeo, détient 4%. La même année, Romeo Elvis créait Strauss Entertainement, une société visant, entre autres, à assurer la promotion et l’organisation de spectacles. Les statuts de Strauss Entertainment prévoient également l’organisation d’activités récréatives comme des spectacles de cirque, de marionnettes ou des rodéos. Si le flow de Romeo Elvis ne lui suffit plus, la rappeur pourra toujours monter son petit business de ruades sur dos de bison. Il appellera cela «Rodeo Elvis ». Enfin, Serge Van Laeken, dit Marka, possède sa propre société (Marka SPRL) mais est également trésorier de l’asbl Souliers d’or, présidée par son épouse Laurence Bibot et dont le secrétariat est assuré par… Angèle ! Quelle famille !

Le CEO avait-il emmené son photographe?

Dirk Tirez est-il candidat à la succession de Jean-Paul Van Avermaet à la tête de bpost ? La question a déjà été posée plusieurs fois au CEO ad interim de l’entreprise, mais jusqu’ici l’homme a toujours botté en touche. Mercredi, pourtant, en commission des Entreprises publiques à la Chambre, on a cru que le député cdH Josy Arens ferait mouche. Car le bourgmestre d’Arlon avait tourné sa question d’une manière originale et, disons, intrusive : « J’allais vous demander si vous comptiez poser votre candidature, mais comme je vois que vous vous êtes fait accompagner à la Chambre par votre photographe, j’ai ma réponse », avait lancé en substance le député au patron auditionné. Durant quelques secondes, un ange a plané sur l’assemblée organisée de manière à la fois présentielle et à distance. On s’est sans doute tous dit : tiens, c’est vrai, si Dirk Tirez soigne à ce point son image, c’est qu’il a une (grosse) idée en tête… Puis, à tête reposée, on s’est demandé si Josy Arens n’avait pas fait un raccourci en omettant de vérifier l’identité du photographe. Renseignement pris au siège de bpost, le député avait en effet tout faux : Dirk Tirez ne s’est pas fait volontairement… tirer le portrait à la Chambre, il s’agissait d’un photographe d’agence – probablement de Belga – qui était venu couvrir l’audition dans le cadre de son travail habituel, point barre.

…Alors candidat ou pas?

On ne va toutefois pas tirer sur l’ambulance en accablant le député Josy Arens, car mine de rien, le dirigeant intérimaire de bpost est en train de faire l’unanimité autour de lui. À la fin de son audition, plusieurs députés, de différentes confessions politiques, lui ont tiré leur chapeau pour la clarté de ses explications et de ses réponses. Ajoutons à cela qu’outre Josy Arens, une demi-douzaine d’autres membres de la commission Entreprises publiques lui ont posé la même question – de manière plus classique, il est vrai : «êtes-vous candidat? » Et que Dirk Tirez s’est rigoureusement abstenu d’y répondre. Nous, il nous semble que s’il n’était pas intéressé, il l’aurait dit, a fortiori dans l’enceinte du Parlement. Mais n’allons pas tirer des plans sur la comète…

L’arbitre des télécoms

Sacré Marcel! Marcel Javaux, ancien gendarme et ancien arbitre international de football à la retraite, est une figure bien connue des téléspectateurs ; pendant des années, il a décortiqué les phases litigieuses des matchs de la Jupiler Pro League sur le plateau de La Tribune à la RTBF. Jouissant d’une belle petite audience sur Twitter (plus de 24.000 abonnés), il s’est insurgé cette semaine, dans le style truculent qu’on lui connaît, sur les services de son opérateur télécom, à savoir Voo. « Voo la cata… Ké bordel ! Pas de signal depuis hier midi… Publicité mensongère », s’est insurgé le bouillant Ardennais. Ou ceci « Voo ici au bout du monde c’est catastrophique… Dès qu’un sanglier pète, c’est coupure générale assurée » (sic). Ni une ni deux , un community manager de Proximus a sauté sur l’occasion pour lui répondre, plein d’opportunisme : « Hello Marcel, nous proposons de nombreuses solutions permettant d’avoir plusieurs décodeurs sur lequel l’écosystème local n’a pas d’incidence, promis ! » Comme quoi le marketing peut se nourrir de saillies pittoresques.

BNB: 8/20

Les femmes majoritaires au Conseil de régence? L’assemblée générale des actionnaires de la Banque nationale de Belgique (BNB) a élu cette semaine plusieurs nouveaux régents dont Thierry Bodson (FGTB). Ce Conseil de régence, sorte de forum où l’on discute de la situation économique belge, accueille surtout trois nouveaux membres féminins: Géraldine Thiry, professeure à l’Ichec, Louise Fromont, professeure à l’ULB, et Helga Coppen du Sociaal-Economische Raad van Vlaanderen (SERV). Certains ont affirmé que les femmes, au nombre de 8, étaient désormais majoritaires au sein du Conseil. C’est vrai si l’on prend uniquement les membres qui sont extérieurs à la BNB, soit 14 régents. Ce ne l’est pas si l’on englobe les 6 membres du comité direction de la Banque qui sont tous des hommes. 8 sur 20, allez encore un effort!

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