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Les coulisses de la rédaction

L'Echo vous livre quelques informations récoltées en coulisses.

Charles Michel et ses supporters géorgiens

Un parti d’opposition en Géorgie a décidé d’utiliser le nom de Charles Michel. Depuis les élections d’octobre 2020, la Géorgie était le terrain d’affrontements entre le pouvoir politique et l’opposition. Le parti populiste au pouvoir, Le Rêve géorgien, un parti de centre-gauche fondé par un oligarque, était accusé de fraude électorale par l’opposition, représentée par le Mouvement national uni (MNU), de centre-droit. Les deux partis sont europhiles, mais Le Rêve géorgien prône une pacification avec la Russie, tandis que le MNU appelle à une réunification du pays avec l’Ossétie et de l’Abkhazie, sous contrôle de la Russie.
En février, le leader du MNU, Nika Melia, avait été emprisonné. Les tensions ne semblaient plus avoir de fin. C’était sans compter sur l’intervention du président du Conseil européen, Charles Michel, qui parvint, lors d’une visite à Tbilissi en mars, à rapprocher les deux camps et à apaiser la crise politique. La médiation de l’ancien Premier ministre belge a permis de signer, début avril, un accord intitulé «Une voie d’avenir vers l’Europe», dans lequel Le Rêve géorgien s’engage à des réformes et le MNU à reprendre son travail parlementaire. Fin mai, le MNU annonçait la fin du boycott parlementaire.
Moscou, qui s’est vu damer le pion par l’Europe dans cette affaire, n’apprécie guère la montée en puissance des idées pro-européennes et pro-Otan en Géorgie. Charles Michel, quant à lui, a laissé une trace indélébile de son passage dans les esprits géorgiens, à tel point qu’un parti d’opposition a décidé de prendre son nom et s’appelle désormais « Charles Michel Reform Group »!

"Les finances du Standard sont sous contrôle, merci!

Mercredi soir, pour sa première ‘indoor’ après confinement, le Cercle de Wallonie jouait à bureaux fermés dans la loge «Business» du Standard de Liège, dépoussiérée pour l’occasion. Pour assurer ce retour gagnant, Amid Faljaoui avait programmé en tête de gondole rien moins que Bruno Venanzi (photo), introduit par Jean-Pierre Reynders, tête de pont liégeoise du bureau Assar, l’architecte du futur stade «rouche » et de ses nombreux abords. Un projet dont le budget total avoisine 110 millions d’euros.
Passablement échaudé ces derniers mois par les allégations par voie de presse concernant les finances du club, qualifiées d’aussi «rouches» que ses couleurs historiques, le propriétaire-président ne s’est pas, comme à son habitude, démonté d’un iota.
S’il a cédé les droits TV des matchs de son club à un intermédiaire allemand, c’est juste pour 6 mois, le temps de dégager le cash nécessaire pour rester à flot. Et non, il ne fera pas appel à des formules de financement participatif pour arrondir à la marge ses investissements futurs : «Trop cher pour moi, avec des intérêts de 7-8% à rembourser. D’ailleurs, trois de mes banquiers sont dans la salle. Et je pense qu’ils n’en sortiront pas sans que nous ayons négocié un accord… », souriait-il en boutade juste avant le repas trois services.

Thierry Bodson et ses excellentes prévisions

Il n’y a pas si longtemps Thierry Bodson, foulard rouge au cou, manifestait devant la Banque nationale de Belgique (BNB), symbole de l’establishment financier. C’était en juin 2020 sur le thème « Pour un vaccin contre la crise sociale ». Désormais, le syndicaliste dispose de ses entrées dans le vaste bâtiment du boulevard de Berlaimont puisqu’il a intégré le Conseil de régence de la BNB, ce forum où l’on discute régulièrement de la situation économique belge. Mardi matin, sur les ondes de La Première, le président de la FGTB a indiqué que la Banque nationale prévoyait désormais une croissance de 5,5% du Produit intérieur brut (PIB) belge cette année. «C’est une des raisons pour laquelle on a accepté (le point sur les heures supplémentaires), car la Banque nationale prévoit une reprise économique beaucoup plus vigoureuse qu’on imaginait encore il y a peu (…)».
Seul problème: ce chiffre de 5,5% n’a pas encore été divulgué officiellement ! Thierry Bodson semble donc ne pas avoir respecté les embargos puisque la BNB ne dévoilera ses prévisions que ce lundi. Reste à voir si ce chiffre est le bon. C’est très plausible puisque le Bureau du Plan a fait état également, ce jeudi, d’un chiffre de 5,5%.

"CEO d’une banque, c’est du masochisme!"

Bruno Colmant est revenu cette semaine dans L’Écho sur les raisons de son pas de côté en tant que CEO de la banque Degroof Petercam, afin de se concentrer uniquement sur la supervision de la division Private Banking. C’est en août 2019 qu’il avait remplacé Philippe Masset à la tête de l’institution. Son objectif : mettre la banque en conformité avec les procédures anti-blanchiment requises dans l’urgence par le régulateur, la Banque nationale de Belgique. Ce qui a nécessité de scruter des milliers de comptes des clients. Il se dit que les relations entre Philippe Masset et la BNB n’étaient pas très bonnes. Bruno Colmant a donc permis d’arrondir les angles avec le régulateur avec qui, dit-il, « les relations sont très bonnes ». Sa mission étant accomplie, il dit avoir voulu passer à autre chose au sein de la banque.
Degroof Petercam devrait nommer très prochainement un nouveau CEO. En interne, les noms de Hugo Lasat (CEO de Degroof Petercam Asset Management) et de Bruno Houdmont (CEO de Degroof Petercam Luxembourg) sont le plus souvent cités.
Mais dans le secteur financier, on souligne qu’être aujourd’hui CEO d’une banque n’est vraiment pas un cadeau. Un de nos interlocuteurs, qui a voulu rester anonyme, parle même d’un «masochisme total », d’une sorte de volontariat, tant les exigences des régulateurs (BNB et FSMA) sont devenues draconiennes à tous les niveaux. Avis aux CEO masos…

Une date d'AG …qui fera date

La fédération des brasseurs belges a tenu son assemblée générale (AG) annuelle mercredi dernier. Le rendez-vous était fixé de longue date. Il a toutefois coïncidé avec le jour de réouverture des cafés et restaurants. Il y régnait, du coup, comme un surcroît d’optimisme…
« On ne l’a pas fait exprès, affirme Krishan Maudgal, mais c’était encourageant. » Et le directeur de la fédération belge d’enchaîner sur «l’envie d’entreprendre» des brasseurs qui «veulent laisser cette crise derrière nous ».
Le secteur organisera d’ailleurs en présentiel le « Belgian Beer Week-End » à la Grand-Place les 3, 4 et 5 septembre prochains, a annoncé dans la foulée son président Jean-Louis Van de Perre. Comme au bon… Vieux Temps.
Cet événement avait été annulé comme tant d’autres l’an dernier. On va donc à nouveau déguster ; il y a bier comme perspectives…

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