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Les coulisses de la rédaction

Chaque semaine, L'Echo vous livre quelques informations récoltées en coulisses.

Mais où t’as garé le vacci-bus?

Alors que la campagne vaccinale accuse toujours un sérieux retard à Bruxelles, les initiatives se multiplient pour convaincre un maximum de personnes de passer par la petite case piquouze.
Pour ce faire, cap a notamment été mis sur les écoles où les opérations de sensibilisation sont légion depuis la rentrée. Parmi celles-ci, il y a les fameux vacci-bus, soit des cars qui sillonnent la capitale et proposent une vaccination immédiate à ceux qui le souhaitent. À bord de ces véhicules, on trouve aussi des professionnels de la santé disponibles pour répondre aux inquiétudes des uns et des autres, mais aussi expliquer, informer, parfois même «débunker » certaines fake news.
Ça c’est pour la théorie, parce que côté pratique, ça coince parfois… Voyez plutôt : récemment, alors que le vacci-bus était attendu en bordure d’un établissement scolaire, il tardait à montrer le bout de son capot. Et pour cause, la Cocom (Commission communautaire commune) avait visiblement «perdu» son véhicule, ne sachant plus très bien où il avait été garé la veille…
Bonne nouvelle, le vacci-bus a finalement pu être retrouvé et arriver à bon port, avec tout de même un joli retard. Un couac organisationnel qui fait cependant rire jaune certains acteurs, lesquels déplorent une multiplication de péripéties dans cette campagne vaccinale.

L'appel fiscal de Pierre Mottet

Invité du Cercle de Wallonie en partenariat avec L’Écho, Pierre Mottet, le nouveau président de l’Union wallonne des entreprises (UWE), est un bel exemple de réussite entrepreneuriale dans le sud du pays. Du temps où il dirigeait IBA (il est aujourd’hui président du conseil), il rappelle cette époque où l’actuel champion mondial de la protonthérapie n’était qu’un petit poucet face à des géants comme General Electric ou Siemens. «Notre conseil d’administration nous disait que nous étions trop petits et que nous n’allions jamais tenir. La seule solution était de vendre. Finalement, on s’est fait nôtre le dicton: on ne savait pas que c’était impossible, alors on l’a fait. Si on se met des barrières mentales devant soi, on ne va pas y arriver.» Selon lui, il y a d’autres manières de bien réussir qu’en vendant sa boîte et IBA a bien réussi son ancrage par rapport à d’autres scale-ups wallonnes qui ont dû trouver des financements à l’extérieur.
Le financement de la croissance reste évidemment un enjeu de taille pour les PME en Wallonie. Le nouveau président de l’UWE le reconnaît tout comme il constate que certains entrepreneurs préfèrent encore trop souvent vendre leur entreprise plutôt que de la mener vers une autre dimension. La faute peut-être au système fiscal belge. «Un changement du système fiscal doit aller vers un changement culturel. On est dans un pays où les plus-values ne sont pas taxées et où les dividendes le sont. Vous gagnez donc plus à maximiser votre prix de sortie qu’à rester ancré sur le long terme. Il y a une réforme fiscale qui est sur la table du gouvernement fiscal. C’est l’occasion de changer une série de schémas fiscaux.» L’appel est lancé.

Va-et-vient bancaire

Sabine Caudron fait son come-back chez Degroof Petercam… «Going back to a great bank with an amazing team.» C’est par ces mots que Sabine Caudron (photo) a fait état de son retour au sein de la banque, quelques mois à peine après l’avoir quittée en mai 2020.
L’ex-responsable du private banking à Bruxelles, qui fut aussi administratrice déléguée de Puilaetco de 2012 à 2018, sera désormais chargée du marché de la Flandre. «Que nous voulons et devons développer», nous renseigne un interlocuteur, «dans une approche générale de proximité des clients».
Pour ce qui est des raisons de son départ l’an dernier, il nous revient que l’intéressée aurait été écartée par son ancien chef. Et ce, avant que le futur ex-CEO et M. private banking chez Degroof Petercam, Bruno Colmant, ne parvienne à la convaincre de revenir au vu de «sa connaissance des petites structures du private banking» et du «rôle central qu’elle sera amenée à jouer dans l’organisation».
Dans l’entre-deux, Sabine Caudron ne s’est pas tourné les pouces puisqu’elle est repassée par les bancs de l’école, à Laeken, où elle a été prof de maths au collège Jan van Ruusbroec.
Parfaite trilingue, elle prend désormais la charge de huit bureaux au nord du pays (Anvers, Gand, Knokke…), en ce compris celui de Wemmel fraîchement ouvert début 2020.

Un patron rock and roll

Xavier Pichon, le patron d’Orange Belgique, à Tomorrowland! C’est une première hors du commun. Xavier Pichon, le CEO d’Orange Belgique (photo) a joué avec son groupe de musique ce jeudi à Tomorrowland. Bon, d’accord, l’information a besoin de quelques informations complémentaires pour être totalement exacte. Si le concert avait bien lieu sur la célèbre plaine de Boom, il ne s’est pas joué devant des fans d’électro, venus s’éclater sur les mix de Paul Kalkbrenner et autre Nina Kraviz. L’événement était destiné aux employés du groupe Orange, venus découvrir Hey!, la nouvelle marque du groupe, lancée ce vendredi. C’était surtout la bonne occasion pour célébrer les 25 ans de présence du groupe français en Belgique. Afin de fêter le quart de siècle comme il se doit, un énorme chapiteau avec une scène fut installé. Mais plutôt que de faire venir un groupe extérieur, comme le veut souvent la tradition lors de ce genre d’événement, l’opérateur a décidé de faire jouer un groupe créé en interne.
Le concert a ainsi permis à des centaines de collaborateurs de voir notamment sur scène leur CEO s’affairer derrière la batterie. L’histoire ne dit pas si le patron et ses collègues ont reçu une ovation. Il paraît, par contre, que l’homologue de Xavier Pichon chez Proximus est lui assez doué avec un piano. On ne connait pas les éventuelles qualités musicales de John Porter, le CEO de Telenet, mais pourquoi pas imaginer un trio?

Ces économistes qui aiment la littérature

Dénicher des économistes qui acceptent de parler de littérature, tel était le défi auquel se sont attelés les économistes Étienne de Callataÿ et Luc Leruth. L’ouvrage collectif qu’ils ont piloté «Quand l’économie nous est contée» (Éditions de La lettre volée) consiste en une relecture économique d’œuvres littéraires, de Faulkner à Shakespeare en passant par Oscar Wilde.
Le défi n’était pas mince, mais la plupart des économistes contactés (Herman Van Rompuy, Georges Hübner, Victor Ginsburgh…)
ont réagi de manière particulièrement enthousiaste.
Luc Leruth et Étienne de Callataÿ avaient également approché deux banquiers centraux qui apprécient particulièrement la littérature, en l’occurrence le gouverneur de la Banque nationale de Belgique, Pierre Wunsch, et son prédécesseur Jan Smets. Ce dernier a publié en 2019 un roman policier dans le style d’Agatha Christie alors que l’actuel gouverneur, fan de John le Carré, de Murakami et de Houellebecq, a déjà rédigé plusieurs romans de politique-fiction qui n’ont pas (encore) été publiés. Tant Wunsch que Smets ont toutefois décliné la proposition par manque de temps. Pour un prochain tome peut-être?

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