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Les coulisses de la rédaction

Chaque semaine, L'Echo vous livre quelques informations récoltées en coulisses.

GLB dans la fosse aux lions

C’est une véritable offensive de charme que mène Georges-Louis Bouchez (GLB) dans le nord du pays. La semaine dernière, il était devant le think tank libéral-conservateur Libera, lundi dernier devant l’association étudiante KVHV (Katholiek Vlaams Hoogstudenten Verbond), la semaine prochaine au prestigieux cercle d’affaires De Warande. Alors qu’il ne parle pas un mot de néerlandais…
Il se dit qu’étant assez isolé en Belgique francophone, Bouchez cherche des appuis en Flandre. En avril dernier, lors du lock-down des vacances de Pâques, les Flamands avaient fait la connaissance de GLB lors de son duel avec Bart De Wever dans la «Container Cup», une compétition sportive organisée par la chaine Vier dans un conteneur itinérant.
Le KVHV a de tout temps été une pépinière de politiciens de haut vol puisqu’il compte parmi ses anciens membres Wilfried Martens, Mark Eyskens, Bart De Wever ou Vincent Van Quickenborne, mais aussi des personnalités d’extrême-droite comme Gerolf Annemans ou Dries Van Langenhove (le fondateur du groupuscule Schild & Vrienden).
Si cette apparition de Bouchez dans «la fosse aux lions», comme l’a précisé De Standaard, a suscité des cris d’orfraie dans la twittosphère francophone, sur le fond pourtant, Bouchez a fait comprendre aux membres de son auditoire qu’ils pouvaient oublier une Flandre indépendante. «Personne ne reconnaitra jamais un tel pays.» Par contre, il a été applaudi quand il a déclaré que le véritable clivage en Belgique se situe entre la gauche et la droite plutôt qu’entre francophones et Flamands.

Léopold II ne sera pas banni de la BNB

Pierre Wunsch et la Banque nationale avaient mis les petits plats dans les grands en recevant jeudi les membres de la presse dans les anciens appartements du gouverneur. C’est dans cet Hôtel du gouverneur que les invités prestigieux sont reçus lors leur visite à Bruxelles, comme Christine Lagarde, la présidente de la BCE.
Édifié entre 1860 et 1878, cet hôtel de maitre a été bâti dans le style français de l’époque, avec beaucoup de luxe et de raffinement. Les gouverneurs et leur famille y ont vécu jusqu’en 1957, assistés d’un personnel de maison comptant jusqu’à 11 membres.
Le dernier locataire des lieux était Maurice Frère, père du célèbre pilote automobile Paul Frère. Dans le salon d’apparat, un portrait monumental de Léopold II orne le manteau de cheminée. Daté de 1871, le souverain porte encore la barbe noire, un Léopold II pré-colonial en quelque sorte. Au pied de la cheminée, le visiteur trouvera un livret explicatif dans lequel il peut lire que «la Banque nationale n’est pas insensible à l’émoi que la présence ostentatoire de cette figure controversée peut susciter, tant parmi son personnel que chez ses visiteurs». C’est pourquoi la Banque, «soucieuse de respecter la décoration d’origine de la salle, pensée par l’architecte comme un tout», a décidé non pas de retirer le portrait du souverain, mais de commander une œuvre contemporaine «apte à interroger le passé colonial» et qui sera placée à proximité.

"Flex desk" et transparence…

Ministres, députés, administrateurs de la RTBF et autres politicards se pressaient l’autre mercredi, sous une tente battue par les vents et la pluie érigée sur le site de Reyers. La raison de cette petite sauterie ? Le lancement « officiel » des travaux du futur siège du service audiovisuel public… qui ont en fait débuté il y a près de 15 mois. La pandémie ayant empêché de fêter la chose en grande pompe, il fallait bien rattraper le temps perdu. Bref, l’observateur avisé n’aura pas appris grand-chose. Une petite visite du futur bâtiment via des casques de réalité virtuelle proposés aux participants a toutefois permis de découvrir ce que seront les lieux. Des lieux qui, dit-on seront « ouverts et transparents. » Anticipant son futur cadre de travail – où il n’aura pas de bureau attiré, mode du flex desk oblige - l’administrateur général Jean-Paul Philippot se prépare d’ailleurs déjà à cet exercice de transparence. Il a ainsi fait abattre une cloison de son vaste bureau donnant sur un couloir de la « Casa Kafka » pour la remplacer par une large baie vitrée. Mais il y a quand même fait placer des stores. On n’est jamais trop prudent.

Vrai test ou second degré?

Chez Barry Callebaut, on ne badine pas avec la sécurité. Quoique… Le géant suisse Barry Callebaut inaugurait officiellement ce jeudi «The Chocolate Box». Grand comme 12 terrains de foot, cet énorme bâtiment implanté à Lokeren, non loin de l’E17, est le plus grand entrepôt de chocolat au monde.
Les dirigeants du groupe avaient mis les petits plats dans les grands pour accueillir comme il se doit les officiels, parmi lesquels Joost Uwents, le CEO de WDP, maître d’oeuvre du site, Filip Anthuenis, bourgmestre de Lokeren et à ce titre régional de l’étape, ou encore Hilde Crevits, ministre flamande de l’Économie et… de l’Alimentation. Qui avait pour la cause demandé (et obtenu) un report à l’après-midi d’une séance au Parlement flamand.
La veille de l’événement, les journalistes conviés ont eu la surprise de recevoir dans leur boîte mail une consigne un peu particulière: pour pouvoir accéder au bâtiment, ils devaient se munir d’une attestation de sécurité, qu’ils pouvaient obtenir en remplissant (24 heures à l’avance) un petit questionnaire à choix multiples. Pour pouvoir entrer, il fallait 4 bonnes réponses sur 5 à des questions du genre ‘Qu’est-ce qui n’est pas autorisé sur le site’ (un ordinateur portable, des chaussures sales ou des cacahouètes) ou ‘Vous remarquez une marque de produit dans le bâtiment, que faites-vous?‘ (avertir un responsable, ne rien faire ou quitter le bâtiment sans rien dire).
Vrai test ? Second degré ? En tout cas, non content de répondre (beaucoup) trop tard, le reporter de L’Écho a lamentablement raté son interro. Mais il a pu entrer. Il est vrai qu’un journaliste refoulé, ça fait mauvais genre. Et c’est risqué…

Le chant du cygne

Grandes retrouvailles du secteur du voyage, avec un départ en vue. Tour-opérateurs, agences de voyages, associations professionnelles, ministres, compagnies aériennes, autocaristes, journalistes spécialisés s’étaient réunis mardi soir au Sheraton Airport pour une annonce importante : la création d’une coupole unique pour l’Upav et la VVR, les deux associations d’agences de voyages francophone et flamande. Pas de masques pour les 300 participants (parce qu’on est en Flandre à Zaventem ?) et de grandes embrassades. Le lendemain, le ministre de la Santé évoquait une possible 4e vague.
Après une séance académique un peu longue, on a compté les absents, tel le président de l’Upav qui s’était fait porter pâle, mais qu’on n’a jamais vraiment vu à l’extérieur, tout le travail de communication étant assuré par la Secrétaire générale Anne-Sophie Snyers qu’on a vue sur tous les plateaux de télévision depuis la pandémie. Et qui s’en va. Divergences de vues, paraît-il. Nous aurions été à la tête de l’Upav, nous aurions tout fait pour la retenir, parce que c’est une perle. Qui plus est courageuse par rapport aux aléas de la vie. La meilleure preuve, la réussite de la « petite fête » de mardi lui revient, ainsi qu’à son homologue Koen van den Bosch, administrateur délégué de la VVR. Si elle a choisi un chant du cygne à la veille de son départ, il était magnifique.

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